<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716</id><updated>2011-12-03T15:09:38.234-08:00</updated><category term='Accueil'/><category term='Faits divers'/><category term='Correspondance'/><category term='punctum'/><category term='Le Colibri'/><category term='histoire'/><title type='text'>L’insouciant</title><subtitle type='html'>carnets nonchalants de la vie singulière</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>21</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-2806959775289033639</id><published>2011-05-22T10:48:00.000-07:00</published><updated>2011-05-22T01:46:59.065-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Accueil'/><title type='text'>Accueil</title><content type='html'>&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Voici les pages à visiter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://insoucieusement.blogspot.com/search/label/Le%20Colibri"&gt;Le Colibri&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://insoucieusement.blogspot.com/search/label/Faits%20divers" target="_blank"&gt;Fait Divers&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://insoucieusement.blogspot.com/search/label/punctum" target="_blank"&gt;Punctum&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://insoucieusement.blogspot.com/search/label/Correspondance" target="_blank"&gt;Correspondance&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://insoucieusement.blogspot.com/search/label/histoire" target="_blank"&gt;Histoire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Bonne lecture&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-2806959775289033639?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/2806959775289033639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/01/accueil.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/2806959775289033639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/2806959775289033639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/01/accueil.html' title='Accueil'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-6285920015913999282</id><published>2011-05-22T01:47:00.001-07:00</published><updated>2011-05-23T00:44:50.836-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 8</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Cher ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tu as pu me trouver un peu assassin avec Houellebecq dans ma dernière lettre ce qui dans le fonds n’étais pas &lt;i&gt;véritablement&lt;/i&gt; mon intention. Je veux dire par là que je n’ai aucun compte à régler avec l’écrivain. D’ailleurs, quoique j’en pense, et quelque soit ma critique, Houellebecq est un écrivain. Je n’entrerais pas dans la cohorte des indignés aboyant au lynchage littéraire ; cela n’a &lt;i&gt;réellement&lt;/i&gt; aucun sens. Houellebecq sait écrire, construire des romans, il ne fait pas que raconter des histoires. Ma réaction est plus fondamentale que formelle : je ne partage pas son &lt;i&gt;désenchantement littéraire&lt;/i&gt;. Ce qui surgit à mes yeux en lisant ses livres se résume dans un «&lt;i&gt;à quoi bon&lt;/i&gt;» de la nature de celui qui découle de la lecture du &lt;u&gt;Mythe de Sisyphe&lt;/u&gt; de Camus. D’ailleurs, dans son dernier roman, Michel Houellebecq essai de faire croire qu’il partage l’illusion Camusienne d’un Sisyphe heureux. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Imaginer Sisyphe heureux. L’hypothèse fait sourire. L’absurde ne rend pas heureux. S’il s’agit de dire cela, alors Houellebecq le dit assez bien ; j’ai le sentiment que cela ne nécessite pas roman en démonstration ou en représentation de l’argument. De surcroît, n’étant pas positiviste, je n’en n’éprouve pas le désenchantement. Ou alors, je suis trop provincial, &lt;i&gt;Paris&lt;/i&gt; m’a toujours fait défaut, et je suis en retard sur l’époque. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans mon dernier courrier, je voulais surtout arguer contre la mauvaise foi de l’écrivain qui, dans son essai sur H.P. Lovecraft, se montre assez médiocre à mes yeux. Je ne comprends pas l’acharnement de Michel Houellebecq à vouloir démontrer que l’écrivain de nouvelles fantastiques et d’horreur (inspirées du conte moral selon E.A. Poe) était une ordure. Quoiqu’il soit, un&lt;i&gt; écrivain&lt;/i&gt; ne peut pas être un &lt;i&gt;sale type&lt;/i&gt;. L’identification massive, et donc restreinte, faite entre un auteur et sa biographie est toujours nulle et non avenue. (A ce propos, il serait bon d’appliquer la pseudo grille d’analyse philosophique et littéraire de Michel Onfray à ses propres travaux, juste par amusement ; je gage que même avec ses propres outils, il n’y n’aurait pas grand-chose à sauver).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;De nos jours, par ignorance autant que par provocation vaine, des auteurs des plus déplorables retrouvent des lecteurs. Je passe outre Brasillach ou Drieux Larochelle, ainsi que le reste de l’équipe de &lt;i&gt;Je suis partout&lt;/i&gt;, journal collaborateur (faut-il définir la collaboration durant l’occupation Nazie ?), pour m’arrêter sur un éloge, lu dans un canard local, des textes de Léon Daudet. Je ne sais quel imbécile à juger bon de les rééditer. Oui, Daudet Léon, il s’agit, du neveu d’Alphonse, si je ne me souviens bien. Tu vois, je n’ai pas ouvert un dictionnaire pour vérifier, ce qui est déplorable, je n’ai pas non plus fait un saut sur &lt;em&gt;google et wikipédia &lt;/em&gt;pour évaluer ; j’accepte cette part de flou qui règne au sujet de mes acquis : la honte, n’est-ce pas ? Par contre, je sais sans nul doute, que ce Léon Daudet était un pilier de l’Action française, anti-dreyfusard au comportement de&lt;i&gt; hussard &lt;/i&gt;et à la plume lourde. En somme, un &lt;i&gt;gros beauf&lt;/i&gt;. L’époque de confusion, d’amalgame, d’ignorance permet que ce type prenne une petite place dans les champs culturels. Ni Lovecraft, ni Houellebecq ne font partie des poubelles de l’aventure littéraire. Alors, il serait possible de poser les questions suivante : pourquoi ces deux là ? Pourquoi Sade, Céline, Kafka, Lautréamont, Rimbaud… et pas les autres ? (Tous les autres ?) Ne serait-ce pas simplement-là une sélection d’éditeur, un tri académique, un choix universitaire, une doctrine d’enseignement, un logique de programme d’éducation? Je crains en effet que les questions qui traversent &lt;em&gt;mes contemporains&lt;/em&gt; ne soient pas d’une autre nature, un &lt;i&gt;complot&lt;/i&gt;&amp;#160; qui leur imposerait à lire ceci plutôt que cela. Ce n’est qu’ une&lt;em&gt; conspiration du&lt;/em&gt; &lt;i&gt;Mauvais Goût&lt;/i&gt;, cela va de soit.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je n’ai pas le talent de Sollers, Blanchot, Sarraut, Nabokov, pour défendre dans une simple lettre les écrivains, la littérature. Et moi, qui pensais pouvoir plonger dans les gouffres obscurs de la solitude, me voilà quelque peu contraint de sortir de l’ombre. Je sais, je suis bien&amp;#160; &lt;i&gt;romantique&lt;/i&gt; avec &lt;i&gt;mes gouffres&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;mes solitudes&lt;/i&gt;. Effet de style un peu sur-joué, mais pourquoi pas ? Juste une façon de dire que tous mes lectures sont bien fragiles. Evidement, je plongerais dans le &lt;i&gt;name dropping&lt;/i&gt; pour m’en cacher et ne pas penser par moi-même. Je pastiche à peine &lt;i&gt;le jeu de l’époque&lt;/i&gt; dans sa médiocrité, ce jeu où la référence n’a plus titre, où le sujet est mort. Il ne reste rien.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La littérature, la musique, la peinture, la poésie, enfin l’art ; «Attention, il se passe quelque chose», comme disait Paul Claudel. Il se passe quelque chose qui mérite une attention, qui retient l’attention ou qui stupéfait, qui saisi, qui alarme. Dans le fonds, ce n’est pas une question de «j’aime/Je n’aime pas» mais de «Est ce que ça parle ?» ou mieux « Est que ça me dit quelque chose de nouveau ?» (Comme disait Andy Warhol) ou peut-être «En quoi cela m’ébranle pour que j’y résiste à ce point ?». Etre ému, touché, bouleversé, transporté, embarqué, qu’importe.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt; Je me souviens d’un ami à qui je passais un morceau &lt;i&gt;de musique industrielle&lt;/i&gt; et qui m’affirma que je ne pouvais avoir avec cette expression qu’un lien &lt;i&gt;purement intellectuel&lt;/i&gt;. En vérité, ce morceau me nourrissait ; il me donnait émotion, perception, chamboulement, un coup de poing dans le ventre ; il disait ce que je ne pouvais dire autrement et, au-delà de moi-même, ce qui ne pouvait se dire autrement. Je ne doute pas que ces musiciens aient élaboré leur morceau, d’une façon ou d’une autre. Voilà un point sur lequel je ne peux pas suivre Houellebecq dans son dernier ouvrage. Il laisse à croire que les artistes ne créent pas mais qu’ils accumulent des essais, des brouillons dont il finira bien, statistiquement, par sortir une œuvre. Houellebecq parle beaucoup et souvent de photographie et d’art contemporain dans ses livres ; je pense que les théories de ces derniers nourrissent son travail d’écriture. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il est bien heureux qu’il y ait des essais, des brouillons, des ratés, des corrections ; l’art, la littérature, cela ne va pas de soit, cela n’est pas qu’une formalité à remplir. Je ne dirais rien de ce que j’affectionne et qui m’a construit. Je dois, en partie, ma vie à ma curiosité, à ma découverte des écrivains et des peintres. Tout cela demeure cependant très &lt;i&gt;anecdotique&lt;/i&gt; et un peu i&lt;i&gt;ntime&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;«L’époque est médiocre» disait Deleuze avec inquiétude il y a plus de 20 ans. Que dirait-il aujourd’hui ? En même temps, j’ai le sentiment que l’époque à toujours été un peu médiocre devant les écrivains et les artistes. Sauf usage théologique, commercial ou politique de circonstance ou de propagande. Et encore ça ne dure pas longtemps. Un publicitaire, un propagandiste ne sont pas des artistes; il arrive que ces derniers se soumettent à l’un ou à l’autre pour des raisons troubles. La religion n’est jamais vraiment artistique, sauf la &lt;i&gt;catholique&lt;/i&gt; de façon assez mystérieuse. La renaissance du XIV°, le Maniérisme et le Baroque, j’irais même jusqu’à la &lt;i&gt;renaissance du XII°&lt;/i&gt;, ont de quoi laisser pantois. Faudrait-il seulement rappeler que le &lt;i&gt;réalisme caravagesque &lt;/i&gt;heurte encore de nos jours les âmes bigotes et puritaines ? Ses toiles religieuses sont des commandes, évidement, mais qui ne nos jours &lt;i&gt;ne travaillent pas sur commande&lt;/i&gt; ? La question est celle de la liberté de l’artiste et de l’art, pas celle de la commande. Caravage l’illustre bien. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;«L’époque est médiocre» dit aussi Houellebecq avec épuisement et amertume. Je peux partager la seconde, subir le premier, mais me dire qu’il y a, là, quelque part, une &lt;i&gt;guerre à mener&lt;/i&gt; ; même si je ne sais ni où, ni comment. Je ne suis pas non plus un champion de la colère et de l’indignation, ce qui me semble toujours un peu trop démonstratif et sans effet, pas un héraut de l’action ; dans le fonds, je me définis difficilement dans l’époque et ses convulsions.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La question que je me posais dans la lettre précédente était : que faire en littérature après Houellebecq (et son &lt;i&gt;à quoi bon&lt;/i&gt;) en sachant que le prix Nobel à été donné à Le Clezio (et son &lt;i&gt;classicisme&lt;/i&gt;)? Je pointerais au passage qu’ils sont tous les deux, à leur façon, &lt;i&gt;classiques, &lt;/i&gt;et qu’en littérature &lt;i&gt;on ne va pas rigoler tous les jours&lt;/i&gt; dans les années à venir. Je dois avouer que j’en suis perplexe et impuissant. De mon coté, je n’ai écris qu’un roman policier de &lt;i&gt;hall de gare&lt;/i&gt;. C’est loin d’une révolution littéraire &lt;i&gt;baroque&lt;/i&gt;. D’ailleurs, je suis pas &lt;i&gt;baroque&lt;/i&gt;. A peine romancier. En province. Picardie. C’est dire.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Un roman policier. Alors que les américains ont des auteurs qui vendent «plus de 50 millions d’exemplaires dans le monde ». En cas de ralentissements des ventes, leur éditeur devient promoteur et propose le don d’un sac pour l’achat de deux &lt;i&gt;thrillers&lt;/i&gt;. Un sac c’est plus utile qu’un livre. Depuis &lt;i&gt;le rush sur &lt;/i&gt;les &lt;i&gt;nordiques, &lt;/i&gt;ces derniers&lt;i&gt; &lt;/i&gt;sont désormais présentés et introduits par leurs grands frères de plume. Les &lt;i&gt;nordiques&lt;/i&gt; et leur &lt;i&gt;sens du paysage&lt;/i&gt;, en voilà de l’intrigue. &lt;em&gt;Cela ouvre les Salons.&lt;/em&gt; Impossible de rater&amp;#160; l’un de ces auteurs, même &lt;i&gt;inconnu&lt;/i&gt;, le chemin de l’achat est pointé depuis l’entrée de l’hypermarché. Ces livres sont fait pour être oublié dira Sollers avec une certaine hauteur. Mais oui, des tonnes de livres depuis l’invention de l’imprimerie ont été fait pour être oubliés, ce ne sont pas 50 millions d’exemplaires, de plus ou de moins, qui changeront quelque chose à l’affaire. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ecrire un polar dans ces conditions, il n’est pas impossible de me demander à quoi je pensais. De plus, je le concède, je lis assez peu de polars, de thrillers J’ai replongé dans Balzac et Nabokov. En posant les yeux sur quelques lignes de leur œuvre, j’ai songé que j’avais trahis les livres. Je ne lisais presque plus ces dernières années. J’ai, à n’en pas douter, dû rater quelques vagues littéraires. Quant à écrire, la question se pose toujours, avec, comme il se doit, la dose de narcissisme qui convient. Le désenchantement n’est jamais loin. Houellebecq épuise un genre, il sera donc imité. Sollers aimerait bien que les flèches qu’il lance soient ramassées. Commence, je le crains, une génération de suiveurs. Le Clezio, quant à lui, il desséchera un peu plus le goût de la lecture dans les lycées. C’est, me semble-t-il, un &lt;i&gt;auteur pour prof de français&lt;/i&gt;. Il a, d’ailleurs, atteint la &lt;i&gt;consécration très française&lt;/i&gt; d’être &lt;i&gt;un classique de son vivant&lt;/i&gt; ; ça fait rêver. Il y a d’autres &lt;em&gt;auteurs contemporains&lt;/em&gt;, je concède ne les avoir pas lu ou les avoir perdu de vue. Que veux-tu, je vis en Picardie, &lt;em&gt;c'est-à-dire nulle part, n’est-ce pas&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-6285920015913999282?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/6285920015913999282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/05/correspondance-8.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/6285920015913999282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/6285920015913999282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/05/correspondance-8.html' title='Correspondance 8'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-6288807595858497387</id><published>2011-05-09T12:25:00.001-07:00</published><updated>2011-05-17T23:09:36.441-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 7</title><content type='html'>&lt;p&gt;Cher ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;M’étant laissé convaincre par l’air du temps, la gloire des prix et aussi par la curiosité, j’ai lu deux romans de Michel Houellebecq. De fait, sur les cinq livres majeurs que cet écrivain a proposé au public, j’en ai lu trois : &lt;u&gt;Les Particules Elémentaires&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;Plateforme&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;La Carte et le Territoire&lt;/u&gt;. J’ajoute avoir lu son essai sur H.P. Lovecraft.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Feraient défaut à ma science sur Michel Houellebecq, &lt;u&gt;Extension du Domaine de la Lutte&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;La Possibilité d’une île&lt;/u&gt;, ainsi que sa foisonnante poésie, et autres livres d’entretiens ou interviews. Avant tout chose, je note en lisant la bibliographie de l’écrivain que trois de ces ouvrages ont été félicité par un prix littéraire :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;1998 : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Particules_%C3%A9l%C3%A9mentaires"&gt;Les Particules élémentaires&lt;/a&gt;, Flammarion, lauréat du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Novembre"&gt;prix Novembre&lt;/a&gt;, « meilleur livre de l'année ». &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;2001 : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plateforme_%28roman%29"&gt;Plateforme&lt;/a&gt;&lt;u&gt;,&lt;/u&gt; Flammarion. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;2005 : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Possibilit%C3%A9_d%27une_%C3%AEle"&gt;La Possibilité d'une île&lt;/a&gt;, Fayard, lauréat du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Interalli%C3%A9"&gt;prix Interallié&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;2010 : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Carte_et_le_Territoire"&gt;La Carte et le Territoire&lt;/a&gt;, Flammarion, lauréat du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Goncourt"&gt;prix Goncourt&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Autant le dire, je ne suis pas un expert de Michel Houellebecq, juste un lecteur occasionnel et, de nos jours, il est évident que la seule critique possible d’une œuvre littéraire ne peut naitre que d’un expert. L’essai sur H.P. Lovecraft m’avait convaincu que Houellebecq n’avait pas compris l’auteur américain. C’est une chose envisageable. Pour décharger Michel Houellebecq de tous les torts je soulignerais que Philipe Sollers énonce au sujet de H.P. Lovecraft que ce dernier a écrit des textes de science-fiction. C’est une preuve de l’ignorance du travail de l’auteur américain qui se plaçait, de prime à bord, dans la poursuite du conte moral hérité d’Edgard Poe. Aucun texte de science-fiction. Mais je pense que Sollers reproche surtout à Lovecraft son usage folklorique des textes gnostiques chrétiens. L’auteur américain s’était, selon la mode du XIX, entiché d’alchimie, d’ésotérisme, d’occultisme où les textes hermétiques de ces chrétiens des premiers siècles ont largement été dévoyés.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;H.P Lovecraft, appartenant selon la terminologie classique, aux auteurs mineurs, n’a produit que deux œuvres pouvant susciter un véritable intérêt : L’affaire &lt;u&gt;Charles Dexter Ward&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Démons et Merveilles&lt;/u&gt;. Le reste est majoritairement constitué de nouvelles ou de feuilletons inachevés destinés à des magazines à un centimes de Dollar. La majeure partie de ces textes avait d’ailleurs été terminée par des proches de l’auteur. Après la mort de Lovecraft, ses amis se sont considérablement enrichie, ou, du moins, ont acquis une certaine réputation littéraire dans le genre fantastique, en exploitant les brouillons et autres textes en friche laissés par le défunt. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Lovecraft, qui avait pris pour maître E.A. Poe, s’originait dans le roman gothique anglais du XVIII. Il avait pour l’Europe du «Grand Siècle» une nostalgie inexplicable et était mu par une véritable misanthropie qui dérivait vers un racisme le rendant infréquentable. Pour le rendre pittoresque, il était malade et fou. Il fut décrit de son vivant comme un ermite travaillant la nuit. De fait, il était hypnophobe et passait son temps à écrire des lettres dans lesquelles il proposait ses critiques littéraires, ses pensées philosophiques ou scientifiques. Elles valaient ce qu’elles valaient, mais je peux lui reconnaitre le mérite d’avoir perçu que le XX siècle serait celui de la religion scientifique ou de la science religieuse ; voire des deux. Il ne fut surement pas le seul. Un épistolaire acharné dont les lettres dépassaient cinquante pages ; il est possible de se demander pourquoi il n’a pas consacré autant d’énergie à ses écrits littéraire. La réponse est simple : il les trouvait mauvais. Lucidité ou fausse pudeur ? Dans sa correspondance, il décrivait aussi et surtout ses cauchemars. «Tous ce que j’ai écrit, je l’ai rêvé » est l’une des phrases qui résume son œuvre et donne à douter de son état mental. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;H.P. Lovecraft n’échoue pourtant pas en littérature. Il présente un monde désespéré et moisissant où l’espèce humaine coincée entre superstition et science - les deux se nourrissant réciproquement- n’a aucune issue. D’aucun, comme Michel Houellebecq, pourrait s’en tenir a de désespoir et cette haine de l’humanité, associés au racisme et antisémitisme, pour y voir des projets de génocide global. C’est fondamentalement une erreur, en tout cas, le fait de non-lecteurs. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les textes de H.P. Lovecraft se fondent sur un solipsisme intégral, c'est-à-dire l’emprisonnement psychique d’un individu dont le lecteur découvre le récit de l’effondrement. Le choix laissé aux personnages se limite au rêve ou à la folie : cela finit souvent à l’&lt;b&gt;H&lt;/b&gt;ôpital &lt;b&gt;P&lt;/b&gt;sychiatrique. &lt;b&gt;H&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;P&lt;/b&gt;. Lovecraft. Lovecraft signifiant don ou talent pour l’amour, il est possible de se demander pour quel amour l’auteur américain était-il doué ? La réponse est simple : la connaissance. Le cœur nerveux de l’œuvre de H.P. Lovecraft se fonde sur l’impossibilité de l’individu, et donc l’espèce humaine, à connaitre : se connaître et connaître le monde, l’univers. Ainsi les personnages sont inexorablement coincés entre le non-dit et l’indicible. Le Mythe que l’auteur a inventé n’est que la figure des errements psychiatriques des personnages qui oscillent entre grotesque et barbarie. H.P. Lovecraft n’est ni sociologue, ni ethnologue, ni anthropologue ; dans ses textes, il ne montre que mépris pour toutes les cultures et organisations humaines qui n’ont, à ses yeux, pour finalité que de nier la possibilité de connaître en maintenant l’espèce humaine dans la servitude et l’atavisme. Si certains se servent des descriptions de New-York pour démontrer la haine raciale de Lovecraft, ils oublient la véhémence de ce dernier sur les communautés rurales et urbaines des « petits blancs américains » décrit comme des dégénérés congénitaux vautrés dans l’inceste. Les mêmes attaquent en général l’auteur sur sa vision dénaturée des rituels des cultures premières en oubliant bien sur sa détestation profonde des rituels des sociétés dites modernes. La prochaine attaque contre H.P. Lovecraft viendra surement d’un puritain musulman qui fera semblant de s’indigner en découvrant le sort que l’écrivain réserve au prophète de l’islam : un fou dont la religion s’appuie sur la tenue d’un registre des morts. Je suis surpris que Michel Houellebecq soit passé à coté de ce détail lui qui dans &lt;u&gt;Plateforme&lt;/u&gt; règle quelques comptes avec le monde musulman. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La connaissance, chez Lovecraft, est rendu impossible par la faiblesse ontologique de l’espèce humaine qui bascule dans la folie dès que son entendement doit faire face au surgissement de quelque chose le dépassant. La connaissance est aussi rendu impossible par le rêve. Bien que de nombreuses page semblent donner à l’onirisme la part belle, le rêve est à n’en pas douter une fuite un peu vaine pour l’auteur. Dans &lt;u&gt;Démons et Merveilles&lt;/u&gt;, le personnage principal, Rodolphe Carter, décrit comme un grand rêveur, est au final dépossédé de ses songes par quelques dieux anciens et inquiétants. Il est brutalement renvoyé à la triste réalité humaine vidé de sa substance mais sentant que dans des &lt;i&gt;éon&lt;/i&gt;s étranges quelque chose de terrible est en train de commencer : l’odieux culte de Cthulhu renait de son oubli. Tout est dit : le rêve, l’imaginaire sont les lieux ou s’inventent les dieux et les religions, c'est-à-dire l’ignorance et la barbarie. Le rêve, une puérilité hantée d’images grotesques digne des cauchemars de la prime enfance. Les nouvelles de Lovecraft sont parsemées de description assez ridicules et drolatiques de monstres enfantins. Je pointerais que dans la production littéraire et cinématographique de l’horreur et du fantastique, le monstre sous le lit, dans le placard, le jeu de frayeurs qui devient réalité (… ) sont toujours présents. Tout une somme de pusillanimité qui ne fait pas fuir les spectateurs ou les lecteurs. Le succès de Stéphane King ne démentira pas cette affirmation.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Que reste-t-il alors à Lovecraft pour avoir marqué ainsi la littérature fantastique ? Pour les suiveurs, un culte démoniaque clef en main permettant quelques nouvelles ou récits à effets garantis. Lovecraft a aussi écrit un manuel de composition de récits d’horreur. A ce propos, Stéphan King, qui aurait bien aimé être Lovecraft, l’a souvent lu et relu. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pour les lecteurs un peu plus attentionnés, il restera une intrigue. Elle se compose de la façon suivante :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;a- Les personnages sont pris entre un univers immémoriale, infini et terrifiant (ce qui n’est sans rappeler la terreur pascalienne mais au lieu de fonder la nécessité d’un dieu catholique, cela fonde un culte barbare) et un monde intérieur autonome et angoissant (le monde du rêve vit sans les rêveurs et lui joue de mauvais tour. C’est une non-voie)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;b- Les personnages sont pris dans une ligne de tension entre une altérité intérieur radicale (je suis un autre, je est un autre) et la continuité de l’indicible au fonds de leur conscience (d’où le rêve, la folie)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;c- L’impossibilité de connaître se fonde sur le passé, la mémoire dont les méandres obscurs sont source de danger et d’effroi. ( Les personnages sont toujours confrontés à quelque chose de très ancien avant de s'’effriter)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;d- La puissance de suggestion renvoie le lecteur à ses propres appréhensions. (le personnage altéré n’est pas le double du lecteur, c’est le lecteur lui-même)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La majeure partie des récits sont à la première personne et place un sujet clivé, voire morcelé, devant la continuité de ses propres angoisses. Dans la lutte contre ces dernières, il se heurte aux non-dits du passé. Autrement dit : la mémoire est une maladie qui rend impossible la vie présente et qui conduit l’individu à s’égarer dans la religion (le rêve) ou la science (ou pseudo science, alchimie, etc... c’est-à-dire la folie) au lieu de se connaitre lui-même. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La mémoire est une maladie. Cela donne le sentiment que Lovecraft vit de nos jours.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans son essaie sur Lovecraft, Michel Houellebecq, insiste sur l’idée que l’auteur américain est un sale type (raciste, etc.…) qui ne sait écrire que des textes minables. Pourquoi un tel acharnement sur un écrivain dit &lt;i&gt;mineur &lt;/i&gt;? II n’y pas longtemps, Michel Onfray attaquait furieusement Freud en sortant un livre d’inepties dignes d’un mauvais esprit de potache à chapeau d’âne. Pas mieux écrit. S’attaquer au fondateur de la psychanalyse en voulant lui régler son compte ; rien que ça. Onfray échoue comme il se doit. Il s’est frotté au génie de Freud dont il est jaloux, enfin il pourra toujours dire qu’il a essayé. Il en demeure loin cependant. Il s’en remettra, il peut encore s’asseoir sur son trône pastoral à Caen. Houellebecq a choisi la simplicité. Il s’attaque à ce qu’il pense être plus petit que lui ; reléguant l’insuffisance sur Lovecraft, il s’en tire avec les honneurs. Il y a, au moins, un point commun entre Houellebecq et Onfray : le gout du médiocre, la passion du vulgaire.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Que dire de Houellebecq ? Rien. De fait, je n’ai rien à dire, rien à en dire ; je n’ai pas de rivalité particulière avec cet auteur dont les livres m’ennuient. Ce que j’en perçois:&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Son jeu avec les formes ultra-codifiées de l’infra littérature (business-story, success-story, anti-utopie, roman à l’eau de rose, pornographique, thriller, anticipation, ego-fiction),&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Son gout pour le collage,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Son flirt avec le plagiat ( citations intégrales de pages de wikipédia dans &lt;u&gt;la carte et le territoire&lt;/u&gt; : pourquoi&amp;#160; pas ?) &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- L’exposition directe ou indirecte de sa bibliothèque,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;-&amp;#160; Son inscription dans&amp;#160; un certain &lt;em&gt;réalisme,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;naturalisme&lt;/em&gt;,&amp;#160; mâtiné d’un profond&amp;#160; pessimisme.&amp;#160; Un réalisme triste, un naturalisme dépassionné.&amp;#160; &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai entendu dire qu’il était présenté comme un «romantique torturé». Cela me fait un peu rire. De toute façon, je n’aime pas le romantisme : « le chant du cygne », c'est-à-dire la complaisance pour l’agonie, m’exaspère. Je pense que c’est plus un positiviste désenchanté qui se complait dans son marasme. En tout cas, il en donne l’image. Positivisme, Auguste Comte, rien que cela ça devrait donner à sourire. En coin. Je le citerais juste :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;« Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C'est le secret. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-6288807595858497387?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/6288807595858497387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/05/correspondance-7.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/6288807595858497387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/6288807595858497387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/05/correspondance-7.html' title='Correspondance 7'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-2170347627827708383</id><published>2011-04-23T08:42:00.001-07:00</published><updated>2011-04-24T11:34:05.999-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 6</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;Cher ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;Que Faire ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est une chose assez étrange que de ce poser ce «Que faire&amp;#160; » qui n’est pas sans rappeler l’un des écrits de Lénine. Bien sur de nos jours, cette référence est devenue presque aussi odieuse que la citation de n’importe quels collaborateurs ou responsables des régimes d’extrême-droite qui ont lacéré l’Europe au XX° siècle. Ceci-dit, il semblerait que dans le culte contemporain de la mémoire, les divers régimes fascistes aient été oubliés dans leur horreur.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;S’il est possible de s’indigner de la survivance d’une phraséologie Stalinienne ou issu d’un marxisme orthodoxe, force est de constater que les idéologies nauséeuses des droites nationalistes, conservatrices, réactionnaires sont, elles, d’une banalité affligeante de nos jours. Les ingrédients ne sont pas nouveaux : racisme, xénophobie, antidémocratisme, antiparlementarisme, antisémitisme, islamophobie, culte de la Vertu, de la propreté, de la santé, populisme. L’extrême-droite a toujours défendu être l’expression la plus véritable de la démocratie en se faisant la défenseuse de la liberté d’expression dont elle serait privée. Elle exprimerait à la fois des Vérités cachées et les pensées secrètes du plus grand nombre. Ses seules expressions sont la violence et la haine et finissent toujours par réduire le peuple en esclavage. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ah oui, peuple, mot caviardé par excès de sociologie bon marché. Le peuple ne représente pas uniquement une classification sociale, c'est-à-dire une classe sociale définit par une activité et un revenu. Le peuple définit avant tout une forme politique. C’est toute la différence entre «le peuple» forme universaliste, singulier-universel, issu d’une philosophie née des Lumières et «un peuple», particularité nourrie d’égoïsme identitaire. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ce peuple politique est quasiment un vœu pieux. Qui en parle ?&amp;#160; Quelques philosophes, de Marx a Hannah Arendt, Slavoj Zizek. Tout un chacun fait mine de n’y rien entendre. Le politique est chez ces penseurs le plus haut lieu de définition de l’Humanité. Qu’est-ce a dire ? L’être humain serait plus qu’une horde ? Plus qu’un être foncièrement mauvais incapable de quoi que ce soit ? Ou au contraire plus qu’un un être pur corrompu par un monde, une société avilissante ? Plus qu’un être soumis à des déterminismes indépassables? Plus qu’une biologisation animale&amp;#160; mue par l’instinct ? Plus qu’une âme emprisonnée soumise à un d&lt;em&gt;ieu&lt;/em&gt; quelconque ? L’autre peuple, c'est-à-dire la communauté particulière et exclusive lié par le sang et la tradition, la culture, est, à n’en pas douter, l’utopie par excellence, l’idéal attendu, de notre époque en déréliction. En somme, le culte du bétail humain. N’importe quel &lt;em&gt;dieu&lt;/em&gt; peut chapoter l’ensemble.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Peur, ignorance, confusion, amalgame, crise politique et sociale, pulsion de mort poussée jusqu'à l’orgueil de se concevoir comme la dernière lignée vivante de l’espèce humaine en ces temps de fin du monde. De nos jours, ce ne n’est pas simplement un retour du refoulé fasciste, la revanche des collabos, ce n’est pas simplement un effondrement du symbolique rendant toute idée de l’humain et du politique impossible, c’est une chute ontologique dont l’expression est celle d’un sauve-qui-peut généralisé et une fuite en avant vers le Néant. Jacques-Henri Miller évoque l’ère d’une détestation de l’humanité par elle-même, ne faudrait-il pas entendre l’aboutissement de la haine de l’humain dans l’homme, le grand cycle de la néantisation globalisée ? Le problème est que l’autel de cette religion est déjà dressé, la messe est en cours et les esprits persuadés de conspiration mondiale ne voient pas qu’ils sont les officiants de ce rite sans nom. Le XXI° siècle est en effet un siècle religieux, c’est la religion de la mort qui triomphe, elle ne ferait pas rougir les nazis. Les alliés objectifs de cette foi macabre s’étendent du scientisme au créationnisme, se dispersent sur l’échiquier politique de l’extrême droit à l’extrême gauche : pour être clair, ceux qui ne voient en l’être humain qu’une mécanique soumise (animal-machine), qu’une matière première de la &lt;i&gt;Méga-Machine &lt;/i&gt;; ceux qui préfèrent la Vengeance au Droit. Cette idéologie dominante se fonde sur des lectures dévoyées des textes qu’ils fussent philosophique, politiques,&amp;#160; historiques, scientifiques ou religieux et se sert de la Technique pour éteindre le feu ardent de la vie et faire agoniser l’esprit. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Spinoza s’étonnait que les hommes préféraient&lt;b&gt; &lt;/b&gt;l’esclavage à la liberté au point de confondre l’un avec l’autre. Il pensait aussi que le désir de connaître était à l’Humain le plus naturel et pouvait constituer l’issu de la condition servile. Mais les hommes « tels qu’ils sont », fondement de sa réflexion politique contre tout utopisme, se sont eux mêmes galvaudés et enclos volontairement dans les camps de leur auto-extermination. Ce n’est plus l’âge &lt;i&gt;de la servitude volontaire&lt;/i&gt; mais celui du massacre chirurgical et sélectif au nom d’une &lt;i&gt;pureté dangereuse&lt;/i&gt;. Nouveau visage de ce &lt;i&gt;Darwinisme social&lt;/i&gt; qui n’a jamais rien&amp;#160; eu à voir avec la théorie de l’évolution. Au contraire, c’est une pratique de la dégénérescence.&amp;#160; Alors, les idées les plus puantes, le négationnisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le racisme, l’exclusion sociale, la chasse à l’Etranger, la mise au pas doctrinale de la domination de l’homme par l’homme, peuvent en toute légitimité trouver leur clerc, leur média, leur gouvernement. Partout, chacun d’entre eux, quoiqu’ils disent, défendent en réalité la liberté d’anéantir en toute tranquillité. Tenter quoique ce soit contre cette logique de mort revient à n’être qu’un arrogant élitiste, qu’un gauchiste aveuglé, qu’un croyant naïf, qu’un religieux pervers, qu’un utopiste-le-couteaux-entre-les-dents, qu’un prédateur de la liberté, qu’un prétentieux refusant la soumission à la horde barbare, au «nous » sanguinaire.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je terminerais cette lettre par une synthèse abrupte : tout ce dont je viens de parler résume ce qui se nomme politiquement la DROITE. Pas seulement en Europe mais dans le monde. Il n’y plus à mes yeux de nuances à faire entre les différents partis composants cette entité politique, ni sur son extension à l’extrême. J’y associe aussi tout ceux qui se disent de GAUCHE ou du CENTRE ou SANS ETIQUETTE ou encore APOLITIQUE, NEUTRE, mais dont le propos, les actions, le fonds idéologique n’est qu’un détour pour abuser les esprits et aboutir au triomphe du Non-être. Pour le dire de façon encore plus lapidaire : La DROITE l’exclusion, le massacre. La DROITE c’est la domination, l’exploitation. La DROITE, c’est la mort de la Liberté, la haine de l’Humain dans l’Homme. En un slogan : La DROITE,&amp;#160; c’est la honte.&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-2170347627827708383?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/2170347627827708383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/04/correspondance-6.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/2170347627827708383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/2170347627827708383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/04/correspondance-6.html' title='Correspondance 6'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-4678042203820381861</id><published>2011-01-11T14:09:00.001-08:00</published><updated>2011-01-31T05:39:11.158-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Colibri'/><title type='text'>Le Colibri</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="4"&gt;Sortie&amp;#160; prévue le 1 Février 2011&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;font size="4"&gt;&amp;#160;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Editeur:&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&amp;#160; Ravet–Anceau&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;font size="4"&gt;(&lt;/font&gt;&lt;a href="http://www.ravet-anceau.fr"&gt;&lt;font size="4"&gt;www.ravet-anceau.fr&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size="4"&gt;)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;font size="4"&gt;Prix : 9 euros&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_ZjVbBg9Scjw/TSzVBI7yc1I/AAAAAAAAAhs/csVCkh_0oYw/s1600-h/Colibri%5B10%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-right-width: 0px; display: block; float: none; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin-left: auto; border-left-width: 0px; margin-right: auto" title="PN78.indd" border="0" alt="PN78.indd" src="http://lh3.ggpht.com/_ZjVbBg9Scjw/TSzVB21zi7I/AAAAAAAAAhw/dA19yAHIGvc/Colibri_thumb%5B8%5D.jpg?imgmax=800" width="316" height="486" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-4678042203820381861?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/4678042203820381861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/01/le-colibri.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4678042203820381861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4678042203820381861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2011/01/le-colibri.html' title='Le Colibri'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_ZjVbBg9Scjw/TSzVB21zi7I/AAAAAAAAAhw/dA19yAHIGvc/s72-c/Colibri_thumb%5B8%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-4423896128190404783</id><published>2010-11-09T11:43:00.001-08:00</published><updated>2011-01-15T22:54:10.881-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Faits divers'/><title type='text'>Accidents de chasse</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En terrasse, un journal à la main. Nouvelles du monde, rien d’important : guerres, famines, dévastation. Faits divers, drames du quotidien. Accidents de chasse. Joli palmarès:&amp;#160; deux enfants de neuf ans tués, l’un par son frère de dix-sept ans, l’autre par son grand-père de soixante-dix ans, un garçon de treize ans tué par son père. Accidents de chasse ? Le premier a été tué dans sa chambre, le second dans le jardin. L’arme un fusil de chasse, la période, celle de la chasse : accident de chasse, conclusion logique. Le troisième, le père à glissé. Pour les trois, le coup est parti tout seul. Directement en pleine tête, sans viser. Pour le premier, le grand frère était censé nettoyer son fusil. Dans la chambre de son petit frère, logique. Le second, le grand-père dit ignorer que le fusil était chargé, il en vérifiait l’équilibrage. En visant son petit-fils, logique. Le troisième, il maintient, il a glissé sur un talus. Le fusil chargé, laissant courir son fils devant, logique. Le père précise : «Mon fils était précoce». Treize ans, mort, oui, il est précoce. Pas de doute. Il a battu Mozart. Le père ajoute : «Mon fils avait un grand avenir devant lui». L’éternité est sans doute le plus grand des avenirs possibles. Le gosse devrait lui dire «Merci papa». Silence ? Quel ingrat. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pas de condamnation, pas de suppression du permis de chasse. Accidents, affaires closes. Les chasseurs soutiennent les grands-pères, pères, frères et familles dans ce désastre. La fatalité, le malheur, ça existe. La preuve. Solidarité. Même fédération de chasse, les trois enfants seront enterrés le même jour. Union dans la douleur. Un petit coup d’église au passage. Les voies impénétrables du seigneur prennent parfois la forme d’un double canon. Calibre 24, 40, 50, chevrotine, qu’importe, c’est la détonation qui compte. Amen. La fédération de chasse paye la cérémonie par la collecte. Une pour trois, trois pour une, principe d’économie. Elle a payé aussi la reconstitution faciale. Quand c’était possible, c'est-à-dire pas trop coûteuse. Elle a surtout proposé des avocats. Eluder l’accident, replacer la chasse dans une tradition, la concevoir comme une mesure d’hygiène, un acte écologique, un rééquilibrage des excès de la nature. Un cerf, un canard, un sanglier, trois gosses, c’est net, propre, équilibré. La chasse écologique ? Foutaise. Si la chasse l’était, en ces temps de vieillissement des populations, elle abattrait du vieux. Elle ne tue que des enfants, des garçons de préférence. Refoulement homosexuel. Passage à l’acte éroménocide. Avec un zeste d’inceste, de préférence.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tiens, un encart. Titre : «Le corps du garçon à été identifié». L’article : «Le cadavre du garçon de onze ans qui avait été retrouvé défiguré le pantalon sur les chevilles et dont la posture avait d’abord fait pensé à un crime sexuel, à été identifié. Il s’agit de X. Il était parti à la chasse avec son oncle. Pris d’un besoin pressant, il s’était refugié derrière un buisson. Son oncle l’ayant confondu avec un lièvre a tiré. Le garçon a été touché mortellement à la tête. L’oncle ayant pris conscience de son geste, paniqua et partit en abandonnant le corps de son neveu en forêt» En pleine tête. Le garçon était accroupi. Pas à dire, les lièvres sont grands ou sautent hauts. Une règle de la chasse à l’enfant : viser la tête. Il le laisse là sans appeler les secours, sans prévenir ses proches. Sympa le frère du père, ça sent l’entente dans la famille. L’article ne dit pas si le garçon avait été porté disparu, juste que son corps avait été retrouvé. Le père et la mère le soir, les jours suivants ne sont pas inquiets. Pas de nouvelle de l’oncle, pas de nouvelle du fils, bonne nouvelle. La chasse c’est l’évangile familial. Allelehuiah. « Que rapportes-tu ?» «Du gibier » ; «Et l’enfant ?» ; « Je l’ai tué» ; «Et son corps ? » ; «Il pourrit dans la forêt» ; «Alleleluiah, vite réunissons toute la famille, tous les chasseurs et pleurons» ; «On prend quoi la reconstitution faciale ou l’avocat ?» ; « L’avocat! Et aussi le curé! Pour son visage, il nous reste toujours les photos ».&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pas de procès, pas de condamnation, pas de suppression du permis de chasse. En tout cas, pas un mot à ce sujet dans le journal. Dans l’hypothèse du crime sexuel, le monde indigné criait à la peine de mort. Devant l’accident de chasse, ce même monde appelle à la compassion et au soutien des familles. Fusil de chasse, symbole phallique, pas nécessaire de poursuivre la métaphore.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Peut-être un rituel caché. Grande festivité automnale. Promenade armée, croisade locale contre la faune sauvage, écologie civilisationnelle. Le climax, le sacrifice du garçon. Les chasseurs comme une secte avec ses rites mystérieux. Reproduire le geste d’Abraham et attendre qu’un ange vienne dévier le canon. Un échec à chaque fois. Ou alors l’ange a trop peur d’être pris pour un canard sauvage, ou alors, il y a trop de sacrifices en même temps. Pas d’ange à l’horizon. Dieu est absent des besaces à gibier. Pas des cimetières. La fédération paiera les enterrements ou les avocats ou les embaumeurs. Deux choix possibles sur les trois propositions. La couronne est assurée. Au troisième service funéraire, les sandwiches sont offerts. Les bières ? La chasse, des mises en bière qui précédent des mises en bières. Les bocks et les cercueils sont en open bar. Comme dit le proverbe «les parents boivent, les enfants trinquent»&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Accidents de chasse. Préméditation : se promener avec des armes chargées. Préméditation : laisser les enfants courir dans le gibier devant des fusils prêts à tirer. Un fusil coure toujours moins vite qu’un enfant, c’est une règle établie. Les balles, les plombs, eux, toujours plus vite. Autre règle connue. Préméditation : laisser les enfants jouer avec des fusils chargés. Préméditation : laisser des chasseurs emmener leurs fils à la chasse. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Grâce à l’Union Soviétique, il est su que l’accident de chasse, ça n’existe pas. Comme la guerre civile pour les fascistes, la chasse, un excellent moyen d’éliminer les indésirables, comme le planning familiale pour les malthusiens, la chasse, un moyen charitable de réguler la population domestique. Sous texte aristocratique, se débarrasser du rival. Sous texte médiéval, éliminer le surnuméraire. Un fils est toujours un rival de trop pour l’homme au fusil chargé. Et les mères dans tout ça ? Elles astiquent les fusils. L’accident de chasse entrainant la mort d’un fils est le seul décès où les mères ne pleurent pas. Autant l’hystérie monte aux créneaux au moindre problème scolaire, autant elle devient un délire sécuritaire au moindre accident de la route, autant devant le coup de fusil, elle se tait. La femelle s’incline devant son chasseur-cueilleur-mâle totémisé. La chasse comme domestication par le silence des mères de l’infanticide sauvage. La chasse comme avortement tardif par consentement mutuel du père et de la mère. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Accidents de chasse ? Le hasard vise toujours bien : quatre tirs, quatre têtes. Bons chasseurs, beaux trophées, belles cérémonies, beaux deuils. « J’ai enterré mon permis de chasse et mon fusil avec mon fils». C’est digne, probe, émouvant, un tantinet sur-joué mais si nécessaire. La différence entre fils et fusil n’est qu’une question de dyslexie : ça mélange les lettres, ça en met en trop, ça invente des syllabes. «Tu as enterré qui ?» ; «Mon fusil.» ; «Ça se rachète un fusil» ; «Avec la collecte en plus de la cérémonie, je vais pouvoir m’acheter le dernier modèle de chez KYB, moins lourd, plus facile à épauler»; «C’est triste pour le petit» ; «Oui, il faut se dire qu’il ne souffre plus, et puis dans le monde où on vit, quelle vie il aurait eu ?» ; «Oui, c’est pas joyeux tout ça. Et sinon comment va la famille ?» ; «Il me reste trois garçons» ; «Tout va bien alors, tout va bien! On te voit l’an prochain, à l’ouverture, avec tes fils ?» ; «Bien sûr, je ne raterais pas cette occasion. Enfin…» ; «Enfin ?» ; «C’était quand même un bon fusil » ; «Oui, c’est con» ; «Oui» ; «Et tes chiens ?» ; «Ils vont bien». Quand le chien va, tout va.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La mort du chien en chasse est couverte par les assurances. L’assurance chasse, presque un poème oulipien : &lt;em&gt;«Su fait d'accidents par armes à feu pendant la chasse ou à l'occasion de celle-ci, y compris la responsabilité civile pour les chiens en action de chasse, y compris la responsabilité civile en qualité d'accompagnateur au sens du décret 2001-812 du 7.09.2001, y compris la responsabilité civile de la venaison à titre gratuit dans les deux jours suivant la journée de chasse. Les salariés occasionnels de l'adhérent, porte-carniers, et rabatteurs, sont considérés comme tiers.»&lt;/em&gt; Ou encore : &lt;em&gt;«C'est-à-dire tous accidents corporels dont je serais moi-même victime, éclatement du fusil, blessure par inconnu ou par insolvable du seul fait d'armes à feu pendant la chasse ou à l'occasion de celle-ci »&lt;/em&gt; ; y compris le décès du chasseur estimé entre 10.000 et 20.000 euros. Le décès du chien : &lt;em&gt;«Dommages causés aux chiens de chasse par accident de chasse : mort ou blessure par accident y compris empoisonnement ; mort résultant de l’abattage ordonné par les autorités administratives ou sanitaires ; mort par suite d’opération faite par mesure conservatoire urgente suite à accident&lt;/em&gt;». La mort du chien, y compris par empoisonnement, vaut entre 500 et 2000 euros.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et le fils, le mineur de moins de quinze ans tiré en pleine tête par son père, son oncle, son frère, son grand-père, fait-il partie des tiers, des porte-carniers, des insolvables ou des canidés ? 500 ou 20.000 euros pour un carton plein par tête de garçon ? La question demeure : peut-on empoisonner son fils en période de chasse et être couvert par les assurances ? « L’argent que nous avons reçu n’a servi qu’à la cérémoni » dit une mère sibylline à un journaliste. Assurance «enfant-mort-à-la-chasse» avec bénédiction maternelle. Un homme tire. Une tête explose. Une clause en minuscule à la fin d’un contrat précise que le coup est parti tout seul. Une mère se signe. Pour le fils, je n’ajouterais pas de A, je n’aime pas le sensationnalisme, ni l’émotion. Le père, le fils et le Saint-Fusil, la mère en piéta dolorosa retenue. Il faut rester digne. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L’accident de chasse, le dernier assassinat rituel familial couvert par les assurances et l’indulgence de la Société. «On en a parlé partout, pendant une semaine, dans les journaux, la radio, la télé, même au niveau national. Il y a eu de la médisance, des paroles blessantes, mais surtout beaucoup de soutien, ça nous aide à faire le deuil. Vous savez, depuis l’accident, mon mari ne dort plus la nuit».&amp;#160; Le mari répond: “Chez nous, la chasse est une tradition familiale qui se transmet de père en fils”&amp;#160; jusqu’à ce que mort s’en suive.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;(Ce texte de fiction a été composé librement à partir de fait divers réels et de citations non moins réelles, certes perdues au milieu de dialogues inventés. Le reste, oui, je le concède, ce n’est jamais que mon opinion sur la chasse.)&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-4423896128190404783?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/4423896128190404783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/11/accidents-de-chasse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4423896128190404783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4423896128190404783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/11/accidents-de-chasse.html' title='Accidents de chasse'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-5680621620976383998</id><published>2010-08-16T15:07:00.001-07:00</published><updated>2010-08-22T02:31:14.961-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 5</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Cher Ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;Jacques Balthazar, le généticien, recycle des idées vieilles comme le monde, idées dont il aurait été souhaitable qu'elles eussent disparues.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;Nées dans les délires scientistes et hygiénistes du XIX° siècle, cette &amp;quot;animalisation&amp;quot; de l'homme est passé outre atlantique où en fonction de l'état des connaissances et surtout des idéologies dominantes, du scientisme persistant, l’être humain a été perçu comme flux d'hormone, un code chromosomique ou un programme génétique et de ce fait ne fonctionnant que sur un principe d’impulsion-réaction.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;Réduire l'humanité à quelques vecteurs biologiques n'est pas un signe de progrès, ni une garantie de scientificité, mais une régression éthique des plus néfastes. Les croyances scientistes ayant pour fonction de&amp;#160; «biologiser » l’humain dans l’homme n’ont donné naissance qu’à des idéologies terrifiantes et des sociétés dangereuses. Le XX siècle a été le siècle des guerres, des totalitarismes et du mythe d’un&amp;#160; « homme nouveau » où les critères de sélections finirent toujours à un moment ou un autre par se fonder sur des théories biologisantes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;Inscrire l’identité des personnes dans les gènes, les chromosomes, les flux d’hormones, en déduire des prédispositions sociales et culturelles devrait heurter l’intelligence. L’impasse d’une telle doctrine devrait jaillir immédiatement à la pensée. Il semblerait que notre époque s’en aveugle.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;Le temps de la normalité et de la question du rapport à la norme est terminé. Les sociétés ne fonctionnent désormais plus en fonction de ce principe qui, quoiqu’on en pense, permettait à l’individu de construire en fonction de lui-même devant les conflits inhérents aux rapports sociaux. Depuis quelques années, la notion de dysfonctionnement a grignoté le champ des pratiques et des représentations. Se dessine derrière le modèle de l’animal-machine issu des théories cognitivo-comportalistes dont la génétique s’abreuve. Si devant la norme, il y la l’anormalité, l’écart, la déviance, l’exclusion, c'est-à-dire autant de choses sur lesquelles ou à partir desquelles il est possible d’agir, le dysfonctionnement, lui, réuni tout un chacun dans le mythe d’une égalité nébuleuse sans idéal régulateur. Il n’y a qu’une anomie globale devant l’alternative restante : ergornomiser son trouble ou en guérir. Voilà en deux mots ce que les généticiens comme Balthazar disent au sujet de l’homosexualité : l’enracinement dans les gènes permet de vivre soulager de toute charge symbolique, psychanalytique, ou alors, cela se corrige à grand renfort de piqures d’hormone. Le grand mythe de la génétique et du dysfonctionnement promet aux êtres humains de passer leur vie dans un grand hôpital où ils seront abreuvés de traitements, soumis au dogme de la Bonne Santé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;Le principe de norme ne se conçoit que comme un construit culturel et social. C’est une perspective fluctuante, une variable et non une constante, une mesure de la société dans son ensemble, une illusion partagée et nécessaire qui peut évoluer à tout moment, qui peut et doit être contestée. Le Dysfonctionnement qui semble plus ouvert, plus tolérants, plus accueillant et bienveillant, renvoie en réalité à l’inflexible : derrière tout principe de dysfonctionnement se cachent une orthopraxie immuable, une orthonormie rigide, une orthodoxie ferme. C’est incontestable, puisque scientifique, puisque qu’incorporé au plus profond de l’individu depuis la période fœtal. De fait, la détermination génétique des individus n’est pas une atténuation généreuse des différences au vue d’un plus grand respect universel (les individus ne choisissent pas plus une maladie génétique qu’une orientation sexuelle), il s’agit d’ors et déjà d’un tri sélectif des individus au sein d’une population en fonction de particularités signifiantes au nom d’un progrès biologique de l’espèce. Le grand hôpital dont je parlais plus haut ne tardera pas à dévoiler son vrai visage : réserve génétique sous forme de Bioland mondial, zoo humain global. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Amitiés    &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div align="right"&gt;H. &lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-5680621620976383998?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/5680621620976383998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-5.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/5680621620976383998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/5680621620976383998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-5.html' title='Correspondance 5'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-2583792407535547578</id><published>2010-08-16T15:06:00.003-07:00</published><updated>2010-08-22T02:28:32.046-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 4</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cher Ami&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La conjuration des imbéciles anti-freud - comprendre ceux que le génie de cette homme effraie,&amp;#160; que le génie effraie d'une façon générale -&amp;#160;&amp;#160; traverse des lignes déjà tracées depuis longtemps: extrême-droite, conservatisme, antisémitisme,&amp;#160; nationalisme, xénophobie, scientisme,&amp;#160; positivisme, autoritarisme, anti-intellectualisme, antiparlementarisme, etc....&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En se présentant comme un hédoniste solaire, Onfray trouble peut-être le jeu. Cependant, les zélateurs du&amp;#160; culte Solaire au XX siècle dont l'hédonisme fut aussi un point clef, n'eurent pas un avenir très prometteur, finissant toujours, ou presque, par porter des chemises de couleurs sombres et des chaussures un peu lourdes. Mais en se trahissant comme un Nietzshophile Positiviste (cette contradiction dans les termes et dans l’esprit est-elle symptôme chez lui d’une Nietzchopathie aigüe à troubles bipolaires ?), il s’avoue être imbécilement obsédé par les faits hypostasiés : c’est un choix idéologique. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Onfray est a ce point obnubilé par les signes signifiants des réalités visibles qu'il ne distingue plus l'anecdote, le cancan, le fantasme délirant, de l’imaginaire,&amp;#160; du réel, et du&amp;#160; symbolique. Comme Marine Lepen qui reprenant le flambeau de son père voit des envahisseurs, des étrangers, des pédophiles, et désormais des vieux&amp;#160; partout. Tout deux donnent à la moindre des choses la dimension d'un événement&amp;#160; dramatique et d'une urgence. Emotions, Passions, Doctrine : trilogie classique.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Autre point commun entre Onfray et Marine Le Pen:&amp;#160; jusqu'à preuve du contraire, et jusqu'à aujourd'hui, ni l'un, ni l'autre n'y arrive:&amp;#160; arriver à quoi ?&amp;#160; Être le Papa. Onfray fantasme fort, il s'origine en Freud. Son livre de bassesses montre à quel point il ne sort pas de la Mythologique du Père. Quant à Marine Le Pen, ces œillades vers le cimetière sont de moins en moins discrètes. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ariane Mouchkine avait raison dans les années 70 en disant que «Notre époque à&amp;#160; 5 ans d'âge mental». Onfray&amp;#160; profite du fait qu'il a redoublé sa dernière années de maternelle pour crâner, Marine Lepen se demande pourquoi elle ne passe jamais en moyenne section, mais tout les deux, à la récréation, se touchent le bouton en rêvant à Papa. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans cet onanisme puéril généralisé, certains passent pour des types étranges. Ceux qui, contrairement à l'époque, ne tournent pas autour des écoles et des collèges, ceux ne portent pas d'imperméables troubles, ceux qui parlent d'hommes, de femmes, de Désir, d'Art, de Littérature et de Symbolique (Sollers, …). Charabia disent les imbéciles confiturés.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Amitiés&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-2583792407535547578?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/2583792407535547578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-4.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/2583792407535547578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/2583792407535547578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-4.html' title='Correspondance 4'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-4103967503501145773</id><published>2010-08-16T15:06:00.001-07:00</published><updated>2010-08-22T02:26:05.373-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 3</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cher Ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La révolution informatique ne&amp;#160; distingue pas de l’évolution des sociétés en général, ni d’ailleurs de la dilution&amp;#160; des principes de la cybernétique, de la communication, du behavorism déjà présent par ailleurs.&amp;#160; Internet n’invente rien, il démultiplie tout. Une&amp;#160; fois qu’il est entendu que l’autonomie des phénomènes n’existe que dans la fiction des conservateurs afin qu’ils puissent fantasmer la fin annoncée de leur monde idéal,&amp;#160; il est sûr que ce qui se produit est lié, par des causalités, par des échos, des liens diffus, pourquoi pas volatiles.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Après 1989, la chute du mur de Berlin,&amp;#160; il fut de bon ton de mettre en procès la fin de l’histoire. Des soi-disant intellectuels comme Fukuyama en ont élaboré une nouvelle&amp;#160; théorie angélique&amp;#160; de la paix perpétuelle sous la forme d’un triomphe de la forme libérale de la démocratie, d’autre comme Huntington, le cauchemar d’un choc continental des civilisations.&amp;#160; Le début du XXI siècles a montré que l’action&amp;#160; pouvait combiner ses deux délires. Au coté de ces deux point vue, de façon très brève, il y eut une réflexion sur l’extension du totalitarisme au niveau mondial. Critique acerbe&amp;#160; de la mondialisation. D’ailleurs cette mondialisation a tout de suite été digérée en étant projetée dans les époques passées tout comme dans les programmes scolaires : l’Union Européenne se dessinait sur les traces de l’Empire Romain, la méditerranée antique était déjà un espace mondialisé. Ainsi la conclusion s’imposait, nous avions depuis toujours été Européens - « Putain que c’est bien » disait Arno - et surtout, depuis toujours globalisés. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Digestion, oui c’est le mot qui convient.&amp;#160; La mémoire digère l’histoire,&amp;#160; la géopolitique des jeux, les relations internationales, le fantasme de gouvernance, la politique. En gros, il ne se passe rien. Pas rien de nouveau, mais rien en ce moment. Ou plutôt pour reprendre une phrase du générique &lt;u&gt;des pieds sur terre &lt;/u&gt;sur France Culture : «&amp;#160; Il ne se passe rien parce que personne ne veut savoir qu’il se passe quelque chose ». Le niveau de digestion le plus extrême est sur l’internet.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il s’agirait par exemple de s’interroger sur le fait que les peuples – ah non, ne pas dire&amp;#160; « peuple », c’est trop politique, trop conscient,&amp;#160; trop problématique; il faut&amp;#160; dire « population», c’est morphologique, quantitatif, c’est mieux, c’est neutre, c’est propre, ça a un goût scientifique….&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je rigole à peine mais voilà bien deux choses que l’internet encourage: l’extension de la dépolitisation et le triomphe « du tout se vaut » par la multiplication des amalgames et de la pauvreté du langage. Sur l’internet, le langage n’a pas d’importances, ce qui prime, c’est l’échange. Je vais au but : c’est le règne de l’économie langagière, des propos utiles à effet immédiat ,c’est à dire la vacuité. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Au passage, tu me dis que ma posture critique de l’Internet te fait penser aux propos des (néo-)conservateurs, réactionnaires et philosophes/sociologues de pacotille. Bon, je dois en accuser le coup. D’un autre coté, ça me rappelle que je n’y suis pas de ce monde, qu’il me renvoie continument à mon errance hors champs,&amp;#160; et peut-être à cette mélancolie stuporeuse&amp;#160; qui attend dans ma psyché l’heure de sa gloire. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’en reviens à ma question : pourquoi les « populations » se sont-elle engouffrées sur l’Internet comme elle se sont engouffrées dans Avatar ? L’effet d’opportunisme que tu proposes n’est pas suffisant pour expliquer le phénomène.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je crains que la réponse au succès du net,&amp;#160; comme celui d’avatar, derrière l’illusion de la fête et du partage, ne soit qu’un dégout profond,&amp;#160; une crise aigue de ce malaise dans la civilisation, mais sous une forme particulière, elle n’a plus de frontière. L’évolution des technologies ont une influence sur nos modes de vie. L’invention de l’imprimerie a permis la diffusion d’idées tout en imposant les langues nationales et les passions de l’orthographe, le train à provoquer les folklores régionaux sur un mode de mélancolie antirévolutionnaire, l’énergie atomique le repli sur soi apeuré et le fantasme des extraterrestres. Les évolutions scientifiques, techniques ont marqué l’évolution du langage, dans un débat, dans des convulsions mais toujours dans le développement du sens, dans le balbutiement aux frontières. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai dit que sur les chatrooms ça aboie, oui&amp;#160; comme dans le Rap (ou d’ailleurs les chanteurs se nomment eux-mêmes Dog), c'est-à-dire, comme le disait Deleuze, parce qu’il ne reste plus que ça. Ça sent le chant du cygne. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L’internet et le corps diffus ? Ou le fantasme de la partouze sans se toucher pour adolescents immatures ? Au moins dans une Rave party&amp;#160; underground des années 90 ça se touchait, sous ectasie, sexe triste qui annonçait Houellebecq. Aujourd’hui ? Je ne sais pas, ça se tripote en ligne ? Sous Webcam ? Remarque c’est plus sûr qu’un préservatif. L’Internet ou le développement épidémiologique d’une sexualité agoraphobe globale.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il&amp;#160; y a des individus derrière les pseudos. Mais où sont-ils ? Ah oui, dans les liens d’amitiés virtuelles que l’on fait sur facebook, les chatrooms ? C'est-à-dire à condition de l’auto-censure, de l’auto-contrôle; de l’auto-puritanisme en somme. Facebook, je n’en vois pas la nécessité. Je suis en train de fonder une association de théâtre. Il faudra un blog, un facebook. Personne n’est capable de me dire pourquoi. Sinon que ça coute moins cher que de faire des affiches que de toute façon on fera. A quoi peut servir Facebook pour une association ? Se faire connaitre ? Foutaise, c’est faire qui fait connaitre. Faire sa pub ? Avoir une page facebook ne fait pas venir plus de spectateur au théâtre. Mesurer son rayonnement ? Avoir comme Obama,&amp;#160; des millions d’amis. Le président américain a dans le monde des millions d’amis sur Facebook. Si on ne touche pas à l’absurde là, je ne comprends pas. Ou plus.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne viens sur les chatrooms que par ennui. Et oui, il y a dix ans, je parlais de livre, de philo, ect… et&amp;#160; non de couche-culottes, de mes petits soucis quotidiens, de mes enfants. Dans le fonds, ma vie intime, privée qui en a quelque chose à faire? Personne. Sauf sous forme de littérature et là si c’est raté, c’est raté.&amp;#160; Et pourtant, quel succès de se dire&amp;#160; son privé comme si il&amp;#160; y avait une transgression fondamentale à rompre le mur obscur de la vie non regardée. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L’internet n’est que le catalysateur de ce qui existe déjà par ailleurs, mais c’est là qu’on y voit le mieux le triomphe de cette volonté sans objet qui ronge le Temps.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Internet comme Agora, comme Forum ? Oui, cela permet ainsi d’être socratique et de haïr la démocratie. J’ai toujours préféré l’Ekklesia pour mon compte. Non pas l’isomorphie du bavardage dénoncée par Platon, mais l’assemblée de celles et ceux se disant Libres et œuvrant pour la Liberté. Mais depuis Spinoza, il&amp;#160; est nécessaire de s’interroger si, en réalité,&amp;#160; par Liberté la majeure partie des gens n’entendent pas Esclavage? La dialectique Hégélienne est inefficace d’avoir oublié ce doute et ne conduit qu’à la soumission. Je ne sais pas si le XXI sera religieux ou non, je pressens qu’il sera celui d’un accroissement inattendu et sans limite de la servitude volontaire.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Amitiés&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-4103967503501145773?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/4103967503501145773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4103967503501145773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4103967503501145773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-3.html' title='Correspondance 3'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-188202446376112332</id><published>2010-08-16T15:05:00.001-07:00</published><updated>2010-08-22T02:19:12.921-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 2</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cher&amp;#160; Ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai pour te répondre tes trois dernières lettres sous les yeux et je me rends compte qu’il y a tant à dire. Je ne sais par où commencer.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;« Je suis un tankiste », oui, pourquoi pas. Dans le fonds, ça pourrait définir une façon de faire, d’entrer dans le carnaval de l’internet comme je le fais dans la comédie de la vie. Je ne sais pas pourquoi&amp;#160; je surfe sur la toile. La plupart du temps, je m’y ennuie, les débats sur les forums, les discussions dans les chatrooms, ne m’intéressent pas. Je devrais dire dans la vie aussi.&amp;#160; Je suis souvent mal à l’aise en société, mal à l’aise devant le flot de paroles, le sens, l’impression de ne pas y être. J’ai passé beaucoup de temps dans la solitude au point peut-être d’être devenu autiste. Tout dans ma vie est à coté, l’écriture acquise, ma prétention littéraire, les connaissances apprises. Je suis moi-même à coté. Actuellement, je vis presque reclus. Bien sûr j’ai ma femme, mes filles, mais je me contente de rester là où j’habite, m’affairant entre deux activités théâtrales, deux temps d’écriture. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; L’internet serait plus que de la simple communication mathématique selon le schéma de Shannon et Weaver, pourquoi pas. J’en doute. Je ne suis pas dupe, on se s’approprie pas la technique, on n’en fait qu’un usage. Ce dernier suppose que les modifications patentes et induites par la technologie sont passées,&amp;#160; incorporées faute d’être comprises, domptées. Alors que reste-t-il ? Le saut puritain, l’exaltation conservatrice, les deux combinés qui donneront naissance aux folklores et costume régionaux comme symptôme d’une crise identitaire devant le passage d'un train ? Ou la désillusion que j’exprime. Tu dis qu’Avatar est malhonnête parce que flirtant avec l’esprit du temps. J’ai l’impression que Jacques Henri Miller vise juste en disant que ce film vise l’anesthésie et la débilité comme un symptôme de l’achèvement du malaise dans la civilisation. Win Wenders avait pressenti la fin du cinéma, Bernard Faucon la fin de l’image, c'est-à-dire non pas leur disparition mais leur omniprésence, leur triomphe dans le vide, le lissage. J’avais écris&amp;#160; quand j’avais une vingtaine d’année un texte qui se nommait «Rêve d’un monde lisse». J’étudiais alors la géomorphologie, le principe de la pénéplaine d’érosion avait marqué mon imagination. Au même moment, un pote écrivait une nouvelle de science-fiction où un homme dans un monde en pleine santé, sans maladie, s’injectait délibérément le virus du choléra. Quelque chose parlait-là ce qui couvait. Ce que nous n’avions pas vu, l’émergence des logique binaire : &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; impulsion-réaction&lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; émetteur-récepteur &lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; prédisposition-conditionnement&lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; compétence-évaluation. &lt;/p&gt;  &lt;p align="left"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Dans son film, « Level Five », Chris Marker, évoque deux choses : la montée de l’internet figuré par des individus masqués et la fièvre des jeux vidéos. Le film est une enquête historique sur la défaite du Japon, la bataille d’Okinawa. Une jeune femme cherche les traces de celui qu’elle aime et qui a disparu en laissant un jeu vidéo inachevé. Impossible de jouer à la guerre, impossible de refaire la bataille, de faire gagner les perdants. Le réseau virtuel auquel elle se connecte est séduisant, trouble, les masques parlent mais demeurent anonyme. Leur parole se voudrait une énigme mais elle n’est qu’un jeu sans fondement. Deux non-voies et deux constats : on ne réécrit pas l’histoire, la mémoire est mensongère. Chris marker, Win Wenders, Bernard faucon, à mes yeux, signent la fin d’un temps. Il ne faudra pas attendre des années pour se rendre compte que le rapport au langage a été bouleversé de façon radicale par l’émergence, la massification de l’internet. Ne serait-ce que par la disposition du corps devant l’écriture, la lecture.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Je ne me plains pas, je n’écris plus à la main depuis des années, c’est au dessus de mes forces, ma graphie se résume à un gribouillis informe. Dans le fonds, elle me ressemble. Je pourrais gémir. Je ne geins pas. Je n’ai pas écrit L&lt;u&gt;e Plus Court Chemin&lt;/u&gt;&amp;#160; pour la complainte mais pour&amp;#160; mettre du langage là où il y avait du silence. Au passage, je règle des comptes -&amp;#160; un ami lecteur du texte me l’a dit - à la limite c’est de bonne guerre. Je n’avais pas songé en te le proposant que ce récit entre en échos, en résonnance avec toi. La rencontre entre toi et moi s’est déroulé sur un salon de chatroom, elle avait eu lieu avant, ailleurs, dans le sous texte des lignes que nous avions échangée. Depuis, nous tramons les phrases, nous faisons face à l’intempestif de cet événement, nous nous débattons dans la correspondance. Il se passe quelque chose, autre chose, une échappée (belle) à la doxat de l’internet.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Il y a des gens sous les pseudos, la possibilité du rendez-vous en temps réel. Il y a des bavardages, de l’opinion, de la provocation, de l’inculture du prosélytisme… il serait cependant mensonger de dire que ce n’est qu’une stricte reproduction, d’un clonage à l’identique de la vie réelle. Le défaut de Temps, d’Espace, de Corps, de Chair, se fait sentir sous chaque ligne, et l’anonymat du net n’a pour miroir que l’exaltation identitaire de nos sociétés. Et quant à la misère du langage en ligne, cela renvoie à l’érotisme pauvre de notre époque.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Par contre, envisage l’omniprésence de la technique dans nos rapports sociaux quotidiens: le portable qui sonne au milieu d’une conversation la coupant définitivement, ou au spectacle; la connexion directe à l’internet pour vérifier, avoir immédiatement accès à la Vérité. Il n’y a là une incapacité à être «ici et maintenant», à « s’incarner en soi-même» qui conduit à ce que les relations ordinaires finissent par ressembler à celle du Net. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Pour en revenir sur la lecture, ouvrir un livre projette dans l’esprit d’un autre à travers ses lignes; l’internet, via l’écran qui transforme tout en image, projette les lignes de l’autre à l’esprit. C’est une inversion incommensurable. La posture nous réduit à la réception. Y déroger se peut, des artistes ont déjà travaillé avec l’outil, le conduisant à balbutier, le contraignant dans ces limites. Mais ils ont été dépassés&amp;#160; par les flux. Quant aux hackers, ils n’ont jamais fait autre chose que de renforcer la logique dominante. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Pour le dire autrement, en ces temps conspirationnistes, qui voient des complots et des propagandes partout, est oublié que le complot ne fonctionne que parce qu’on le laisse faire, la propagande que parce qu’on y consent. Le relativisme et le perspectivisme morale et intellectuel conduisant à tout confondre avec tout, à donner à toute chose la même importance - un accident de voiture avec un génocide,&amp;#160; une insulte de terrain de foot avec une crise économique - existaient avant le net. Ce dernier ne l’a que renforcé. L’ignorance triomphe, la forme, la plus orthodoxe possible, écrase le fond et l’invention. Tout devient urgent. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Je suis en effet un « tankiste », ce que je dis là n’a aucune importance, ne sert à rien. On défendra l’usage, la dérogation illusoire à la règle mais dans le fonds, nous le savons, tout comme l’imprimerie a imposé l’orthographe, l’internet imposera son orthodoxie. On me dira que la marge fini par devenir centre. Rien qu’à la certitude de cet énoncé, j’en frémis. René Char disait qu’il était impossible de vivre sans avoir devant soi l’incertitude, nous nous engouffrons dans cette impossibilité. Je suis peut-être un exalté, mais je ne vois qu’hypnose et apathie que la régulation des outils de communications par les usagers encourage plus qu’elle ne nie. Mais, je suis peut-être profondément asocial.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;u&gt;Le plus court chemin&lt;/u&gt; n’est pas adressé à «personne» mais à « Personne », ce qui n’est pas la même chose. Il s’agit d’un clin d’œil mythologique et littéraire même si j’en conviens, je ne suis pas à la hauteur du mythe et des grands écrivains. Je ne sais pourquoi l’idée d’écrire m’a hanté depuis l’enfance. Rompre le silence, conquérir et faire mes preuves dans ce qui était pour moi une terra incognita ? Oui, bribes de réponse, pourquoi pas. La dyslexie signe mon rapport à l’écrit, au langage et donc au monde. J’en reviens à ces positions&amp;#160; d’être a coté de tout, confis dans une sorte de mélancolie doucereuse. Dans ce monde utilitariste, pragmatique, instrumentalisant, ce monde de communication binaire faite de pervers et de puritains, ce monde de vertu, de pacte et de doxat,&amp;#160; ce monde hystérique d’émotions, de passions et de mémoire, ce monde de brûlot et de bûcher, mon &lt;em&gt;spleen&lt;/em&gt; me place en porte à faux. Le «tankiste» se débat avec lui-même, cherche ses armes, s’en invente, probablement en subversion permanente contre tout, rien. Enfin &lt;em&gt;feste vivant&lt;/em&gt;&amp;#160; malgré l’industrie d’abatage qui est en cours, malgré le fait de n’avoir aucune place à prendre. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Au bout de 20 ans de précarité, je sais que le travail est au mieux une fumisterie, au pire un esclavage nécessaire. L’horizon de la Liberté s’étiole sous nos yeux, le Vrai, le Réel&amp;#160; s’épuisent&amp;#160; sous toutes les velléités, l’événement meurt d’être inapréhendable, le désir s’efface devant la consommation, la communication a rompu toute les socialisations, toutes les sociétés. Ce qui fonctionne : une case, une croix, une ligne, un objectif, une rentabilité. Tu sais que dans un hypermarché, en tant que client tu es&amp;#160; toujours moins rentable pour l’établissement que celui qui te succède ?&amp;#160; A combien&amp;#160; de lignes sur tchatte, un forum, à combien de commentaires, sommes nous de bon indice de développement stratégique d’un site web ? Il y avait une chose où le langage, le Temps, l’Espace, le Corps, existaient entre les personnes, une chose commune, banale, ordinaire : la lettre. Ce que je t’écris, ce que tu m’écris y tend, y est, ça laisse une trace. Indélébile. Puis cela s’efface comme sur le sable, cela éteint comme une bougie, et pourtant il en reste quelque chose. Je crains que l’internet ne soit qu’une amnésie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Amitiés&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-188202446376112332?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/188202446376112332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/188202446376112332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/188202446376112332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-2.html' title='Correspondance 2'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-1806004442682390443</id><published>2010-08-16T15:04:00.001-07:00</published><updated>2010-08-16T15:45:05.728-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance'/><title type='text'>Correspondance 1</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cher Ami,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; puisque tu évoques la question religieuse, je vais commencer par là.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Je ne me définis plus (ou en toute cas le moins possible)&amp;#160; comme athée pour plusieurs raisons. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; D'abord parce que c'est toujours une religion qui définit l'athéisme ou c'est toujours en fonction d'une religion que l'athée est défini. Or il ne s'agit pas pour moi d'être antichrétien ou antimusulman ou&amp;#160; antibouddhiste,&amp;#160; ou autre…. De fait, je ne participe à aucune religion et ne cherche pas à être définit en fonction de l’une d’elle ou par l'une d'elle.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Ensuite,&amp;#160; il me serait difficile de définir ce que serait l'athéisme.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Je suis laïc - sans songer que la laïcité soit &amp;quot;une religion sans religion&amp;quot; - parce que la laïcité pose au minima des bornes de tolérance, mais au mieux, c'est un principe de respect. Or, il est possible d'être laïc et chrétien par exemple, la laïcité n'est pas un critère excluant&amp;#160; la participation à un culte. Il n'est pas impossible d'être laïc et musulman non plus, c'est plus difficile de nos jours apparemment. Donc la laïcité n’à rien avoir avec l'athéisme.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; De nombreuses personnes se définissent comme athée et la plupart du temps, je ne me reconnais pas dans leurs définitions, leur idéologie.&amp;#160; Je suis quant à moi &lt;i&gt;athée&lt;/i&gt; au point de me méfier de la moindre idéologie car je&amp;#160; sais d'instinct que soit l'idéologie&amp;#160; cache une théologie, soit ce n'est qu'une théologie masquée. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; L’athéisme sert aussi de couverture aux ultra-rationalistes, aux scientistes, aux positivistes, aux cognitivo-comportementalistes. Enfin bref aux quantificateurs de l'âme, aux zélateurs de l'homme animal-machine programmable qui d'ailleurs d'ont pas de meilleurs alliés que les fanatiques religieux de toutes sorte. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Je pointerais non seulement la convergence entre le créationnisme de l'islam et celui du protestantisme américain, mais surtout, dans les fondements, la convergence de ces&amp;#160; deux créationnismes avec les délires des scientifiques scientistes qui placent dans la science une religion dernière. II y a un moment où la différence entre «&lt;b&gt; le dessein unique » &lt;/b&gt;(venu des religieux fanatiques et créationnistes)&amp;#160; et &lt;b&gt;&amp;quot; le motif unique&amp;quot;&lt;/b&gt; des scientistes (scientifiques religieux de la science) me semble ténue, voire inexistante.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; La vision de l’athéisme qui le fait rimer avec génocide, me glace par sa bêtise. Ni Hitler, ni Staline,&amp;#160; ne régnait selon l’athéisme, tout était orchestré par le culte : culte de la personnalité, culte idéologique, culte de la race pour les nazis, culte de l’homme nouveau pour les soviétiques. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; En réalité, Les grands massacres de l’Histoire se sont toujours fait au nom d’une religion, ou comme le dit Lesibowitz, au nom de principes moraux élevés. C’est une perspective de réflexion un peu troublante, je le concède, mais qui donne, par exemple, à la notion de Terrorisme, de sa genèse durant la Révolution Française à nos jours,&amp;#160; une lecture intéressante. Si le terrorisme veut l’Etat (ou a /est l’Etat), il se place toujours dans une logique de révélation et de projection dans un monde&amp;#160; épuré. Or, toute doctrine ou culte de la pureté m'est immédiatement suspecte. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille se vautrer dans l’impureté. Les zélateurs de l’impureté ne sont que des religieux de la pureté qui se définissent en négatif.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Bref, j’exprime quant la prétention à l’Athéisme des précautions extrêmes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; La seule chose notion que j’accepte est celle de « saut métaphysique ».&amp;#160; Je veux dire que je conçois l’athéisme comme un «&amp;#160; saut métaphysique ». Cela produit des ponts étranges. Cela place deux pôles, « celui/celle qui a la foi » et «&amp;#160; l’athée ». Au milieu le marais des croyants soumis aux cultes aux règles, aux dogmes, aux religions de toute sorte, au milieu le monde de la doxat, du bavardage, de l’ignorance. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; De fait, ça place l’athée non pas devant une religion et donc selon le pari de Pascal, sur ce qui rend la vie meilleure. La question n’est donc pas de savoir si dieu existe ou pas mais de savoir comment la vie est conduite en fonction d’un choix initial. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; La notion de choix est pour moi très forte, je ne la confonds pas comme notre temps avec la préférence, l’option, la sélection ou l’alternative (alternative : il y a deux décisions, l’une exclut l’autre).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Le choix implique l’engagement éthique de la personne et par conséquent de sa vie. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Il n’y pas d’engagement existentiel si une personne préfère les petits poix aux carottes, si elle hésite entre grec et latin en option&amp;#160; dans son cursus, si elle sélectionne plutôt tel candidat à un poste plus qu’un autre, si elle doit décider entre mariage civil ou religieux (parce que si la ou les personnes ont la foi ce n’est pas un rituel qui la signifiera). &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; En gros, je simplifie, la notion de choix ne renvoie pas chez moi aux compromis qui doivent être fait avec la société, avec l’époque, il s’agit d’une projection inactuelle, intempestive, d'une manifestation profonde de&amp;#160; la personne. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Ainsi, l’athée et l’homme/la femme de foi ont des points communs : ils font face à l’inapréhendable, ils ont le désir de connaitre plus que la vanité de Savoir, ils savent que l’unité est constitutive et cependant multiple, ils savent que la bêtise, l’imbécile, l’ignorance, le brouhaha, le nombre étoufferont les élans de vie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Bien sur,&amp;#160; entre l’Athée et l’homme/la femme de foi, ce n’est pas la même vie. D’un coté, il y aura un individualisme philosophique et aristocratique, de l’autre un individualisme mystique et eschatologique. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Cela implique des relations très différentes avec autrui, la société, qui pourtant auront, aux yeux du monde, des points communs : une solitude inébranlable, un mystère inépuisable. L’athée et l’homme/la femme de foi, se tiennent tout deux à distance de toutes les logiques d’embrigadement, de gestion de l‘humain, d’organisation collective, enfin bref&amp;#160; de toutes orchestrations des troupeaux, c’est pourquoi ils peuvent converser, loin de la vulgarité ordinaire du monde.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Voilà, je t’ai répondu très sérieusement, je suis toujours un peu sérieux. C’est pour ça que j’ai de l’humour. En compensation, diront certains.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Amitiés&lt;/p&gt;  &lt;p align="right"&gt;H.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-1806004442682390443?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/1806004442682390443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/1806004442682390443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/1806004442682390443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/08/correspondance-1.html' title='Correspondance 1'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-6539141813775227152</id><published>2010-06-16T04:31:00.001-07:00</published><updated>2010-06-21T01:26:54.154-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>M. H devant l’humour noir du quotidien</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone&lt;/b&gt; : Bonjour, vous êtes M.H.&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M.H&lt;/b&gt; : Oui&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone&lt;/b&gt; : Madame Y de Pôle Emploi. Vous avez rendez vous lundi avec votre conseiller, M. X ?&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M.H&lt;/b&gt; : Oui.&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone &lt;/b&gt;: 13h30, c’est ça ?&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Oui&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone :&lt;/b&gt; Pas la peine de venir.&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt;&amp;#160; Je comptais de toute façon pointer par courriel, comme j’en avais l’habitude.&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone :&lt;/b&gt; Non, M.H, ne faites rien,&amp;#160; ne venez pas, n’envoyez pas de courriel non plus. Le rendez vous est annulé&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Bon.&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone :&lt;/b&gt; Nous prendrons un rendez-vous à une date ultérieure pour faire le point sur votre situation &lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Ah ?&amp;#160; Très bien, comme vous voulez. &lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone :&lt;/b&gt; M. X n’est plus votre référent, je serais votre conseillère désormais.&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;M. H :&lt;/b&gt; Pourrais-je savoir pourquoi ?&lt;/span&gt;     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;Une voix au téléphone :&lt;/b&gt; Votre conseiller, M.X, est décédé cette nuit.&lt;/span&gt;&amp;#160; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Le jour d’après, M.H recevait une convocation confirmant son rendez-vous avec&amp;#160; M.X. Un envoi automatique. Faut-il comprendre que la lettre s’est imprimée seule, mise sous enveloppe, timbrée et postée d’elle-même ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Le surlendemain, il recevait un autre courrier. Le bilan de l’entretien mensuel qui aurait dû avoir lieu quelques jours plus tard.&amp;#160; Il était indiqué que M.H avait pris la décision&amp;#160; d’explorer son environnement. Phrase mystérieuse, s’il en faut.&amp;#160; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;La conclusion de cette entrevue était: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;“En raison du décès de votre votre conseiller M. X., vous serez convoqué prochainement”.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Etrange causalité induite. Fallait-il que M.H comprenne que son inactivité professionnelle avait un rapport avec la mort de M.X ? Ou que chaque convocation supposait le décès d’un conseiller ? Ou encore que la gestion managérial du chômage&amp;#160; aboutissaient, de part et d’autre, à des situations dramatiques ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;M.H doutait que cette poésie involontaire eut pu signifier que la meilleure façon de tuer une personne est de la priver de travail et, par la suite, de revenus.&amp;#160; Tout en la surveillant et contrôlant de prêt. Le chômeur est un individu suspect et dangereux: qui sait ce qu’il manigance au fond&amp;#160; de son oisiveté ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;M.H. rangeant ces missives dans son dossier “Pôle emploi”, se versa un café, fuma une cigarette et se demanda si les années de chômage comptaient &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;pour la retraite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-6539141813775227152?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/6539141813775227152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/06/m-h-devant-lhumour-noir-du-quotidien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/6539141813775227152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/6539141813775227152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/06/m-h-devant-lhumour-noir-du-quotidien.html' title='M. H devant l’humour noir du quotidien'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-203474315408579017</id><published>2010-06-10T09:50:00.001-07:00</published><updated>2010-06-16T04:49:27.675-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Monsieur H au pays des évidences paradoxales</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Situation N°1 : la poissonnerie.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M. H&lt;/b&gt; : Bonjour, je vous appelle pour savoir si vous êtes ouvert entre midi et deux ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le poissonnier&lt;/b&gt; : Non, Monsieur, nous ne sommes pas ouvert en Midi et deux, jamais.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M. H&lt;/b&gt; : Fort bien, je dois avouer que cela m’aurait arrangé. Pourrais-je connaître vos horaires d’ouverture ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le poissonnier :&lt;/b&gt; Oui bien sûr, du mardi au Samedi, de 9 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M. H :&lt;/b&gt; Vous êtes donc ouvert entre midi et deux.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le poissonnier :&lt;/b&gt; Non.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Vous n’êtes pas ouvert jusqu’à 13 heures aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le poissonnier :&lt;/b&gt; Si, mais jamais entre midi et deux.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Situation N°2 : Pôle Emploi.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M. H :&lt;/b&gt; Bonjour, je viens vous voir parce que j’ai reçu cette lettre signifiant ma radiation de l’ANPE. Je ne me suis pas présenté au dernier pointage mensuel.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Oui, M. H, vous êtes désormais classé parmi les chômeurs de longue durée, un public sensible, le rendez-vous mensuel est obligatoire et toute absence doit avoir une bonne justification. Pourquoi étiez-vous absents ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Je suis formateur, j’ai été appelé sur une mission en dernière minute&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Très bien. Une formation en ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Une mission d’insertion pour des chômeurs de longues durées.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Vous plaisantez ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Non.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Situation N°3 : Pôle Emploi.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Alors, M.H, cette mission s’achève, quel bilan ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Je suis assez content, toutes les personnes présentes ont réussi à trouver deux stages et 80% en sortent avec soit un contrat, une formation ou, au pire, une promesse.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Et vous ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Les missions d’insertion de Pôle emploi sont saisonnières, vous le savez bien, là je n’ai rien en vue avec les Organismes de formation qui travaillent sur ce champ là. Je n’ai pas de boulot en perspective.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Un moment pour faire le point sur vos compétences, vos stratégies de retour à l’emploi.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Vous pensiez m’inscrire dans un processus de formation de pôle emploi ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Pourquoi pas ?&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; Moi, je veux bien mais je ne pourrais pas être des deux cotés à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Je ne comprends pas.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H.&lt;/b&gt; Si je bénéficie d’une formation, je ne peux pas en être le formateur.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Le conseiller :&lt;/b&gt; Je n’avais pas pensé à ça.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;M.H :&lt;/b&gt; C’est impensable.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-203474315408579017?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/203474315408579017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/06/monsieur-h-au-pays-des-evidences.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/203474315408579017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/203474315408579017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/06/monsieur-h-au-pays-des-evidences.html' title='Monsieur H au pays des évidences paradoxales'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-4930813015459338341</id><published>2010-03-29T12:00:00.001-07:00</published><updated>2011-04-23T09:09:09.601-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Insultes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div style="text-align: center"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Les mésaventures de M. H. &lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;au pays des décervelés hargneux&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div style="text-align: center; clear: both" class="separator"&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="text-align: center; clear: both" class="separator"&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="text-align: center; clear: both" class="separator"&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="text-align: center; clear: both" class="separator"&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div style="text-align: center; clear: both" class="separator"&gt;&lt;a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em" href="http://1.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/S7EOMhIXAfI/AAAAAAAAAMw/XH5TyEuyYmA/s1600/noctus+023.jpg" imageanchor="1"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/S7EOMhIXAfI/AAAAAAAAAMw/XH5TyEuyYmA/s320/noctus+023.jpg" width="320" height="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Je me souviens de ce jour où ayant été voir une connaissance avec laquelle je partageais le goût des jeux, je vis la soirée se terminer par une dispute. L’origine de l’altercation vint de ma réaction immédiate à l’une des paroles professées au sujet d’un petit garçon de trois ans dont sa femme avait la garde: «Il deviendra délinquant, je le sais», affirmation renforcée par son conjoint: «Il y a des prédispositions génétique». Pensant que cette opinion naissait du désarroi et de la fatigue, je m’étais essayé à expliquer que la théorie de Dawkins sur le &lt;i&gt;gène égoïste&lt;/i&gt; était une pure spéculation dont les considérations culturelles et sociales ne sentaient pas très bon. Je songeais de prime abord au scientisme, au positivisme dont il me semble qu’un esprit censé se méfie spontanément. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Je n’ai pas tout de suite songé au nazisme, mais il arriva dans la bouche de mon hôte sous la forme suivante «le nazisme a eu des conséquences positives». Phrase proprement hallucinante. Il m’avait expliqué auparavant que lui, professeur de mathématiques, avait mis son savoir au service de l’éducation nationale en produisant des statistiques significatives et utiles. Méfiance crispée. J’aime, quant à moi, les mathématiques parce qu’elles sont logiques et abstraites, les mathématiques comme une langue qui parlerait différemment du monde, une langue à jamais étrangère à tout et dont l’utilité ne se forge qu’à grand coup de compromission ou d’idéologie. Il me semble qu’il y baignait. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Ne voulant pas poursuivre la vaine polémique plus en avant, j’ai juste dit qu’il fallait un peu songer à la vie, que les théories génétiques ne devaient pas conduire à la biologisation de l’humain. Je songeais un peu bêtement à la phrase de Léo Ferré «Laissez-leur au moins la vie, c’est la seule chose qu’ils leur restent». D’un coup, l’insulte surgit :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-size: large"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div style="text-align: center"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Catholique&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Je me suis fais à peu prés insulter de tout dans ma vie, j’énumère : sale juif, sale arabe, sale pédé, communiste, trotskyste, libéral, anarchiste, prolétaire, barbu, intello, petit con, débile congénital, attardé, crétin, prétentieux, orgueilleux, égoïste, individualiste, moraliste, emmerdeur, casse couille, chiant de la pire espèce, bavard saoulant, philosophe de pacotille, écrivain provincial, incohérent mystique, athée, ici comprendre génocidaire, Stalinien, fasciste, …. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Il s’agissait de la première fois de ma vie que le terme de catholique me fut servi sur ce plateau. J’ai failli en rire si je n’avais été menacé à la suite de prendre des coups ; l’injure impliquait-elle en corolaire un goût pour le martyre dans l’esprit primitif qui s’exprimait devant moi? J’ai décliné l’invitation, comme il se doit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Mes amis les plus proches connaissent ma profonde irréligion qui se traduit par une impossibilité physiologique d’appartenir à un groupe constitué, c'est-à-dire à un «nous», en somme à une horde de croyants quelque soit leur objet de culte. Quant à la question du sacré, de dieu, il me semble que l’imbécilité la plus haute serait d’être indifférent : l’intrigue fait penser. L’athéisme véritable est un saut métaphysique, ce saut se trouve parfois chez ceux qui ont la foi, entre les deux le marais des sectes et leurs soumission. J’ai pour l’appartenance identitaire un dégoût immédiat, celui qui devrait saisir l’homme sensible devant le pressentiment du massacre. Oserais-je dire que je suis sur le sujet un drôle de zigue? Pour illustrer mon propos, j’avouerais avoir été perturbé lors d’un concert par le fait que tout le monde, sauf moi, ait fait le même geste au même moment. Je n’y peux rien, ça ne passe pas, je trouve cela malsain. Alors, savoir que des groupes de rock remplissent des stades de football me terrifie. Je crois que l’effondrement est venu un jour en voyant le début du spectacle d’un comique au stade de France où le public était assis en régiments sagement alignés. Effroi ontologique. Le même comique est allé voir le Pape en se vantant de prier au moins dix fois par jour. Je ne suis pas choqué qu’il eut rendu visite au Pape, je pensais juste que ce dernier avait plus de goût. Mais bon, la brebis est la brebis, impossible de lui en vouloir ou de la choisir quand il est question de descendre de Saint-Pierre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Catholique comme insulte me renvoyait de fait au Pape dont je devenais un agent pernicieux. L'Église Catholique Apostolique et Romaine, pourquoi pas, j’aime cette énoncé dans ce qu’il a d’honnête. Je décrypte.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Église : assemblée d’homme se disant libres (ekklesia en grec), bel exploit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Catholique : universelle&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Apostolique : des apôtres c'est-à-dire de ceux qui disent répéter ce qu’ils ont mal écouté.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Romaine : de l’Empire Romain.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Ça donne : l’Empire Universel de l’Assemblée de ceux qui disent avoir entendu quelque chose ; je ne vois pas de meilleur résumé de l’humanité dans sa rumeur permanente&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=5327700925090620716&amp;amp;postID=4930813015459338341#_ftn1_7850" name="_ftnref1_7850"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Dans le fond, ce n’est pas loin du reproche fondamental qui m’était adressé. Selon mon hôte, j’étais dans la rumeur. Dans le bavardage amnésique de son existence, le grondement vide de sa cavité crânienne, la vie était introuvable. En parler, pour lui, ne consistait qu’à un tintamarre incompréhensible qui lui rongeait la matière cervicale. Pauvre bête humaine. Il ne désirait plus pour lui-même, et bien sûr pour tous les autres par extension de son égo malade, que l’animal-outil corvéable et quantifiable à souhait, l’humain comme matière première de la machine. Parler de la vie consistait à retourner le couteau dans la plaie de sa médiocrité, blessure que je lui infligeais naïvement. Je le déplore à peine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Parlant de cet incident autour de moi, mes amis me précisèrent que j’avais eu bien de la patience à discuter aussi longtemps avec l’énergumène et sa compagne, que devant le délire la raison s’efface stratégiquement, que, je le veuille ou non, je parlais bien, j’avais une culture que l’ostrogoth ne possédait pas et devant laquelle il se sentait humilié. Pauvre hère.&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;J’ai négligé de dire que l’insulte suivante fut «Historien»&amp;#160; comme un reproche fait à ma façon d’aborder la question. J’ai en effet fait des études d’histoire, sans sombrer dans l’historicisme mais avec un esprit de curiosité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Je parle bien. Quand je pense qu’à vingt ans je n’articulais pas un mot, que mes émotions prenaient le pas sur la parole ! Enfin, voilà, ce n’est pas innée, la parole.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Cultivé ? A quatorze ans, je me suis rendu compte que je n’étais pas un bon élève parce que je travaillais bien mais que tous les autres étaient médiocres. Mérite éphémère et lucidité soudaine. Ceci dit, si moi, je suis cultivé, alors l’état du monde est pire que je ne le pensais. Il faudra y songer en lisant ce billet.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Avant qu’on me le serve, je ne suis qu’un provincial. Comme tout le monde le sait, la culture et l’intelligence se trouvent à Paris. Je le confesse, je suis quelque peu dépourvu en Paris depuis ma naissance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Bref.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-size: large"&gt;   &lt;div align="justify"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/span&gt;  &lt;div align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Avoir, en si peu de temps, suscité&amp;#160; une haine aussi vive me fait dire que je devais en effet l’empêcher de ruminer son idéologie de mort en paix. Le problème est qu’il n’est pas le seul de nos jours à ruminer ainsi. L’insulte n’est rien,&amp;#160; la capacité de nuisance de la Bêtise elle est sans fin. Notre époque&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160; pue la mort qui rôde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div style="text-align: center; clear: both" class="separator"&gt;&lt;a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em" href="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/S7EOZm-1HLI/AAAAAAAAAM4/6xtKCQTcZ7U/s1600/waiting.JPG" imageanchor="1"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/S7EOZm-1HLI/AAAAAAAAAM4/6xtKCQTcZ7U/s320/waiting.JPG" width="320" height="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;..........................................................................................................&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;   &lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=5327700925090620716&amp;amp;postID=4930813015459338341#_ftnref1_7850" name="_ftn1_7850"&gt;[1]&lt;/a&gt; Bien sûr ça peut aussi être décrypté en : Assemblée de Ceux qui disent avoir entendu parler de l’Empire Universel ou&amp;#160; autres combinaisons….&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-4930813015459338341?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/4930813015459338341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/03/insultes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4930813015459338341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/4930813015459338341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2010/03/insultes.html' title='Insultes'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/S7EOMhIXAfI/AAAAAAAAAMw/XH5TyEuyYmA/s72-c/noctus+023.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-8940592489855944558</id><published>2009-04-06T14:38:00.000-07:00</published><updated>2009-05-04T02:40:03.824-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Un Punctum d’écoute dans un monde sourd</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf31XAaeeeI/AAAAAAAAAHc/1vnKOctk_o8/s1600-h/ecoute3.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331687309473380834" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 320px; cursor: hand; height: 194px; text-align: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf31XAaeeeI/AAAAAAAAAHc/1vnKOctk_o8/s320/ecoute3.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;strong&gt;Au café &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;(extrait de la discussion)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;         &lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Tu sais ce n’est pas facile, j’ai grandi avec un père alcoolique…&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; C’est une chose que je peux comprendre, mon père &lt;em&gt;s’est distingué&lt;/em&gt; de la même façon...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Par exemple, moi j'ai très peur de tomber amoureuse…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Oui, peut-être parce que le premier amour est celui des parents pour leurs enfants et que là il est altéré par l'alcoolisme du père. Après comment faire confiance en l'amour pour quelqu’un à partir du moment où l'amour paternel a été entaché ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Ma grande sœur voit un psy pour ça et parce qu'elle est tombée amoureuse d'un gay.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Tomber amoureuse d'un gay quand le père ne va pas bien c'est une façon de dire qu'elle ne va pas bien ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Oui, mais elle ne le savait pas avant&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Elle ne le savait pas, en conscience, elle le savait de façon inconsciente, elle a cherché à trouver un homme qui ne répondrait pas à ses attentes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme :&lt;/strong&gt; Tu sais, toute ma famille est musulmane. L’alcool c'est interdit par le Coran, ça n’a pas été facile vivre. Tu imagines bien que l’histoire de ma sœur, ça passe assez mal auprès de ma mère et de mes frères, en plus elle fait une psychanalyse, tu vois…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; On essaie toujours de se protéger de la folie que l’on suppose chez autrui, alors quand on croise quelqu’un dit faire une psychanalyse, le premier réflexe souvent est de se protéger en suspectant qu’il ou elle est fou.. surtout en famille...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Là c’est pas ça, tu sais, personne ne comprend vraiment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Le fou c’est aussi celui qui prend d’un coup une liberté inattendue, celui qui ne respecte plus les règles … il doit y avoir de ça dans leur réaction, non ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme&lt;/strong&gt;: Oui, peut être, c’est comme s’ils se sentaient mal à l’aise plutôt.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Oui, il y a de ça, en même temps, étant amoureuse d’un gay, elle renvoie aussi à ta mère et à tes frères une étrange image de l’homme, je veux dire si on entend ici par &lt;em&gt;homme&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;le père&lt;/em&gt; où quelque chose qui rejoint cette idée.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Mais on ne peut pas contrôler ses sentiments tu sais...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Oui, je sais… je voulais dire que pour ta sœur être amoureuse d’un gay c’est se mettre dans une situation sans réciprocité, c’est être avec un autre idéalisé, fantasmé qui sera toujours auréolé de perfection puisqu’il ne se passera jamais rien. C’est une image parfaite en somme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; C’est vrai qu’elle l’admire!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Et comme tu m’a dit que l’alcool était interdit dans ta religion, je suppose que l’alcoolisme du père doit composer avec une honte sous une forme ou sous un autre, alors en fonction de la tolérance de ta famille sur l’homosexualité, il y a quelque part quelque chose de ça qui est en jeu, «&lt;em&gt; ça fout la honte »&lt;/em&gt; en somme…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; C’est un peu dur ce que tu dis, tu dis qu’elle ne l’aime pas c’est ça ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Non j’en sais rien, elle peut l’aimer sincèrement, juste j’interroge le fait qu’elle mette en avant un amour défaillant, problématique pour elle et aussi, comme tu le dis, pour ses proches... ça me fait penser à l’amour défaillant du père alcoolique qui s’oppose à l’image idéalisée du père, à une honte que je suppose de l’avoir vu s’alcooliser contre touts les principes moraux de l’éducation que tes parents donnaient… Tu sais, je puise beaucoup dans ma propre histoire là, par comparaison, pour te répondre, peut être que je dis des bêtises.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Non, au contraire, merci de partager ta sagesse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; De rien, je t'écoute, je te répond sans porter de jugement, en fonction de ça à quoi ça me fait penser.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La jeune Femme&lt;/strong&gt;: Merci ça montre que ton père ne t'as pas rendu amer.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Plus maintenant, moins en tout cas, je me laisse moins gagner par la tristesse, par les blessures qu'il m'a transmises. En un sens, mon père m'a légué ce combat contre moi-même, j'aurais pu ne pas le voir ce combat, ne pas le conduire...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Je comprends, au moins il y a un but dans la vie&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Oui si tu veux, tu peux le dire comme ça, je l'ai pas cherché ce but mais il est là, et je gagne un peu tous les jours, souvent avec beaucoup de maladresse mais quand même un peu....&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Oui, je vois. Moi j'essaie d'être meilleure tous les jours et prions pour que dieu nous y aide.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Oui je comprends, même si je ne suis pas croyant et que je ne prie pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Tu ne crois pas en dieu ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; C’est une longue histoire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Tu crois pas que c’est à cause de ton père.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Ah, ça, &lt;em&gt;&amp;quot;dieu, le père&amp;quot;,&lt;/em&gt; ça fait réfléchir, non ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; Oui… mais on ne peut pas vivre sans religion….&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Je ne sais pas, j’ai envie de dire la preuve que si, mais ça serait peut-être une provocation déplacée...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La Jeune Femme:&lt;/strong&gt; (appelée par une amie) Désolée, je dois partir. A la prochaine fois, et que dieu sois avec toi, quand même !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Merci, au revoir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-8940592489855944558?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/8940592489855944558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-decoute-dans-un-monde-sourd.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/8940592489855944558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/8940592489855944558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-decoute-dans-un-monde-sourd.html' title='Un Punctum d’écoute dans un monde sourd'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf31XAaeeeI/AAAAAAAAAHc/1vnKOctk_o8/s72-c/ecoute3.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-7292541874602148490</id><published>2009-04-06T11:44:00.000-07:00</published><updated>2009-05-04T05:28:55.562-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><title type='text'>La Réforme Grégorienne (Léon IX, Grégoire VII, ...)</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p&gt;La spiritualité chrétienne était-elle plus présente avant la la Réforme Grégorienne ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sd9dPIvSzsI/AAAAAAAAABk/bduUgCF6CPE/s1600-h/Leon_IX.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323075799200485058" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 135px; cursor: hand; height: 281px; text-align: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sd9dPIvSzsI/AAAAAAAAABk/bduUgCF6CPE/s200/Leon_IX.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La Réforme Grégorienne définit deux axes : avant tout mettre en place une « morale interne » à L’Eglise Catholique, c’est une lutte conte la simonie, contre le nicolaïsme, pour la purification des mœurs du clergé (célibat des prêtre), pour s’assurer que chaque membre de l’Eglise Catholique connaissent les textes religieux. De l’autre c’est la mise en pratique de la théorie « des deux glaives», l’église prend le glaive spirituel, les royaumes ayant quand à eux le glaive temporel. En fait la réforme des XI- XII siècles consiste pour l’Eglise Catholique à restaurer son pouvoir devant l’empereur du Saint Empire Romain Germanique en affirmant le pouvoir du pape considéré jusqu’alors simplement comme le premier des évêques, et aussi devant le principe de Nation qui commence à émerger (même s’il lui faudra des siècles pour se structurer, ce principe lie un peuple à un territoire et à un pouvoir, or ce lien exclu la nécessité d’une Eglise, le principe de Nation incluant aussi une forme de &lt;em&gt;«religion civile»&lt;/em&gt; ) .&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En réalité, la théorie «des deux glaives» n’est qu’une formule qui, latente depuis les début du christianisme, prend une forme concrète. En effet, ce qui distingue le Christianisme primitive du monde juif et musulman, c’est une séparation radicale du spirituel et du temporel, les chrétiens n’attendent rien du politique mais tout du règne de dieu, de la Jérusalem Céleste ; je renvoie à la parole prononcé par le &lt;em&gt;christ&lt;/em&gt; au sujet des impôts à verser à Rome : &lt;em&gt;«Rendez à césar ce qui appartient à César»,&lt;/em&gt; parole qui montre que la lutte a mener n’est pas ici bas, mais pour le salut de ce principe spirituel individuel qui se nomme &lt;em&gt;«âme»&lt;/em&gt;. Je songe aussi au baptême de Clovis (496) qui offre ainsi un bras armé à L’Eglise Catholique et permet &lt;em&gt;la mise sous un contrôle catholique&lt;/em&gt; les peuples conquis. &lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323075916043133362" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 210px; cursor: hand; height: 267px; text-align: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sd9dV8AwIbI/AAAAAAAAABs/1gQMBZJO3qE/s200/GregoireVII.jpg" border="0" /&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;   &lt;br /&gt;L’Eglise des XI-XII revendique le contrôle de la société de son temps :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En contrôlant mieux son clergé (Je rappelle qu’à l’époque le pouvoir appartient surtout à la féodalité, c’est-à-dire à des seigneurs locaux et que l’Eglise aura partout des représentants disciplinés au contact des peuples. La seule opposition est celle de l’empereur du Saint Empire mais qui doit, comme Charlemagne, se faire sacrer par le Pape)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En renforçant le pouvoir du Pape par la mise en place d’une administration puissante (élection canonique des évêques, légats permanents, en s’appuyant aussi sur le réseau du Clergé Régulier….)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En contrôlant le pouvoir temporel avec les croisades &lt;em&gt;(&amp;quot;pèlerinage armé&amp;quot;),&lt;/em&gt; et «la paix de dieu» (limitation des ardeurs guerrières), c’est-à dire-donner un but&lt;em&gt; chrétien&lt;/em&gt; à la guerre (les fameux &lt;em&gt;« guerre juste&lt;/em&gt;» et «&lt;em&gt; du juste dans guerre »&lt;/em&gt; de Saint Augustin, IV-V siècle après JC)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En renforçant les liens avec le Clergé Régulier. Grâce au développement des abbayes de Cluny et de Certeaux qui permet à l’Eglise de devenir seigneur et de renforcer la main mise sur la société. Les monastères sont aussi les lieux d'écriture et de conservation des titres, des contrats, des testaments.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En mettant en place le principe des «trois ordres » qui définit une société immuable où chacun à une place et une fonctions définies (Clergé/Seigneur-noblesse/ Paysans)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Par l’affirmation de la primauté du pouvoir spirituel sur le temporel qui conduira à la mise en place de monarchie de droit divin : le monarque est choisi par dieu et doit faire régner sur terre la volonté de dieu. Le roi de France était «lieutenant de dieu sur terre» et «premier des évêques de France» (ce dernier point est aussi une affirmation &amp;quot;gallicane&amp;quot;, une affirmation du pouvoir temporel, une volonté du Roi d’avoir un contrôle sur l’Eglise)&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Par le contrôle des traductions de la bible, du coran et des autres textes notamment des textes scientifiques (médecine, …) et philosophiques. C’est à cette époque que l’Eglise va s’enraciner dans la pensée d’Aristote notamment (ne pouvant pas en fait reprendre la pensée de Platon) et en reprenant les travaux d’Avicenne et d’Averroès qui définissent notamment deux chemins vers la Vérité: la théologie et la philosophie. Ces travaux furent rejetés en partie par l'islam à partir du X siècle. Dans le monde Chrétien occidental, la théologie deviendra la discipline maitresse des universités, chapotant la philosophie.En luttant contre ce que l’Eglise a défini comme hérésie (La notion d’hérésie est apparue au concile de Nicée 325, quand Constantin converti conduit la Religion Catholique à devenir un instrument de pouvoir) c’est à dire les Bogomiles, les Cathares etc….Ne pas oublier que les hérésies sont avant tout un désaccord sur la nature du christ et sur la lecture de la bible.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En fermant la bible au croyant, avant la réforme grégorienne la bible était un livre ouvert, il devient réservé au seul clergé. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En imposant des règles strictes aux croyants sur les domaines intimes : la sexualité (concile de Latran IV) , la mort. Il s'agit réussir sa mort en bon chrétien, le &lt;em&gt;«quotidie morir»,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;&amp;quot;(apprendre à) mourir chaque jour&amp;quot;.&lt;/em&gt; Cette &lt;em&gt;bonne mort&lt;/em&gt; donnera naissance &lt;em&gt;à la secte&lt;/em&gt; &lt;em&gt;des grabataires&lt;/em&gt;, c'est-à-dire de ceux qui attendent leur dernier souffle pour se convertir ou plus généralement pour recevoir les sacrements. En effet, les sacrements deviennent «&lt;em&gt;moralement&lt;/em&gt;» obligatoires (et gratuits) au risque de l'excommunication (majeure ou mineure), voire de l’anathème et de la damnation.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En renforçant le pouvoir juridique de l'Eglise. Bien malgré la séparation du droit en deux, le droit avance lentement vers le temporel, les tribunaux de l'Eglise demeurent puissants: maintien des Fors (tribunaux religieux) mais surtout mise en place de l’Inquisition.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En Affirmant le pouvoir du pape comme représentant &lt;em&gt;«international »&lt;/em&gt; de l’Eglise Catholique après l’humiliation subi par celui-ci (et donc par l’Eglise) après le schisme de 1054 entre l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine et ce qui va devenir l’Eglise Orthodoxe à Byzance&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Enfin bref, avant le X-XII siècle, l’Europe n’est pas encore soumise à ce contrôle et à cette &lt;em&gt;morale de fer.&lt;/em&gt; La séparation spirituelle/profane appartient à l’essence même du christianisme selon Saint Augustin &lt;em&gt;(les deux cités),&lt;/em&gt; c’est-à-dire que depuis les débuts l’opposition corps/âme est en jeu jusqu’à poser la question de la représentation du christ. (voir les débats sur la nature du Christ au Concile de Nicée, où la nature Humaine du christ est contestée ou les débats sur l’eucharistie au XI-XII, où le schisme de l'orthodoxie et les icones).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt; &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331115114151365202" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 202px; cursor: hand; height: 253px; text-align: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sfvs82u1SlI/AAAAAAAAAD8/yd2QRHuLyiE/s320/pape2.JPG" border="0" /&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;En conclusion,&lt;/strong&gt; je ne pense pas que la spiritualité chrétienne était plus présente dans la vie des croyants avant la réforme grégorienne, je pense qu’il a fallu 7 à 8 siècles pour que &lt;strong&gt;«l’orthodoxie»&lt;/strong&gt; (c’est le mot utilisé à l’époque, qui n’a rien à voir avec le schisme de 1054) définie au concile de Nicée (325) et de Thessalonique (380) s’affirme comme un pouvoir voulant agir sur la vie quotidienne. des croyants. Entre les deux, flottement, effondrement dû aux invasions des barbares christianisés, affirmation du pouvoir politique temporel (ex Charlemagne, ou par la suite l’empereur du Saint Empire). Ce qu'il y avait avant la Réforme Grégorienne, c’est à dire dans le fond avant le concile de Nicée et de Thessalonique, était probablement une foi d'homme et de femmes encore&amp;quot; &lt;em&gt;libres d’interpréter&amp;quot;&lt;/em&gt;, pouvant encore parfois échapper à l'unicité de la doctrine théologique, mais perdus dans messianisme et ses promesses de fin des Temps, perdus dans des &lt;em&gt;querelles byzantines&lt;/em&gt; et gnostiques sur la nature du &lt;em&gt;christ &lt;/em&gt;et de dieu, perdus dans la compréhension des sacrements, des rituels et de l’orthopraxie, perdus dans la filiation acceptée ou refusée avec le judaïsme. Et, dans le fonds, ne l’oublions pas, le dit “&lt;em&gt;Jésus christ”&lt;/em&gt; annonçait&amp;#160; un &lt;em&gt;Royaume&lt;/em&gt;, c’est une &lt;em&gt;Eglise&lt;/em&gt;&amp;#160; puis des &lt;em&gt;Eglises&lt;/em&gt; qui&amp;#160; sont arrivées.&lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div align="justify"&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;/div&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;Lexique:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L'excommunication majeure&lt;/strong&gt; : &lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Exclusion de l’Eglise qui signifie aussi exclusion de la paroisse, c’est-à-dire la perte de tous les liens sociaux avec la communauté villageoise et l’interdiction d’être enterré au village, en terre chrétienne, de faire baptiser ses enfants etc.…. en un mot l’exclusion pour soi, sa famille et ses descendants de toute la vie du village. &lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L'excommunication mineure&lt;/strong&gt;: &lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Interdiction de participer et de recevoir les sacrements ce qui inclus l'eucharistie donc la messe. &lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Anathème:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Excommunication majeure assortie d'une malédiction temporelle et spirituelle)&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-7292541874602148490?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/7292541874602148490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/la-reforme-gregorienne-leon-ix-gregoire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/7292541874602148490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/7292541874602148490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/la-reforme-gregorienne-leon-ix-gregoire.html' title='La Réforme Grégorienne (Léon IX, Grégoire VII, ...)'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sd9dPIvSzsI/AAAAAAAAABk/bduUgCF6CPE/s72-c/Leon_IX.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-3893495267758503291</id><published>2009-04-06T10:00:00.000-07:00</published><updated>2010-08-22T04:23:41.859-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><title type='text'>Faire de l'Histoire</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;   &lt;div&gt;     &lt;div&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;         &lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwMrHahrWI/AAAAAAAAAEc/Mw9fGUu2qY4/s1600-h/livre2.JPG"&gt;&lt;img style="text-align: center; margin: 0px auto 10px; width: 119px; display: block; height: 176px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331149993764040034" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwMrHahrWI/AAAAAAAAAEc/Mw9fGUu2qY4/s320/livre2.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;          &lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;        &lt;br /&gt;        &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Faire de l’Histoire n’est peut être pas simplement se contenter d’une chronologie en songeant un peu rêveur que la succession des dates se suffit à elle seule comme explication. Tout comme il serait naïf de croire que le vrai ou la vérité en histoire serait introuvable, perdus la profusion des points de vue. Ainsi, la seule vérité trouvable serait celle de la perception des acteurs devant un événement mais l’événement en lui-même demeurerait quant à lui impénétrable. Or, comme le souligne Paul Veyne : &lt;i&gt;«Il n’est pas question non plus de prétendre qu’elle [l’histoire] est subjective, perspectives, que nous interrogeons le passé partir du de nos valeurs, que les faits historique ne sont pas des choses, que l’homme se comprends mais ne s’explique pas (…)&lt;/i&gt; »&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;        &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;           &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;          &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;           &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;       &lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;img style="text-align: center; margin: 0px auto 10px; width: 168px; display: block; height: 161px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331152004327179602" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwOgJWIhVI/AAAAAAAAAFE/Okf1Bm5bdK4/s320/reliure-old.jpg" /&gt; &lt;/span&gt;        &lt;br /&gt;        &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;           &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;        &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Devant la crise des valeurs que traverse l’époque contemporaine, devant la fragilisation économique des grands ensembles dominants&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, la concurrence accrue, l’angoisse énergétique et écologique&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, devant le blocage social des sociétés ne semblant plus parvenir à assurer l’intégration et l’assimilations des couches sociales les plus défavorisées et les populations allogènes&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, la crise dite « post-moderne » annoncé par Jean-François Lyotard&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn5" name="_ftnref5"&gt;[5]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; a pu se développer et prendre une ampleur imprévisible. &lt;/span&gt;          &lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;       &lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Cette crise se fonde sur la remise en cause des grands récits émancipateurs&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn6" name="_ftnref6"&gt;[6]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; qui avaient structuré l’élan de la modernité, de la construction, de la transmission et de la diffusion des savoirs. Le produit de cette crise est une relativité générale et radicale des discours s’imposant dans des sociétés qui se conçoivent comme fragmentées, c'est-à-dire se concevant divisées entre plusieurs codes sociaux et moraux mutuellement et réciproquement incompatibles car défendant des particularités identitaires et des sentiments d’appartenance segmentés. En quelque sorte le vrai ou la vérité ne sont nulle part, toutes choses étant égales, &lt;i&gt;«chacun a raison et a raison dans ces raison&lt;/i&gt;»&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn7" name="_ftnref7"&gt;[7]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;         &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;        &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;         &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;Cette crise ouvre le champ des idéologies&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn8" name="_ftnref8"&gt;[8]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; muent par l’illogisme et l’irrationalisme qui agissent afin de faire &amp;quot;glisser [le monde raisonnable] peu à peu vers un monde où tout se vaut : l’historien et le faussaire, le fantasme et la réalité, le massacre et l’accident de voiture»&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn9" name="_ftnref9"&gt;[9]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;. De fait, la science, l’histoire, la philosophie, les savoirs ne sont plus porteurs de la vérité du monde dans le sens où il n’y plus d’unité de l’idée de monde mais une fragmentions, une atomisation de l’univers humain en des particules élémentaires, errantes, interchangeables, dépolitisées, isolées et donc privées de la possibilité «d’élaborer des projets positifs&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn10" name="_ftnref10"&gt;[10]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; de transformations sociopolitiques»&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn11" name="_ftnref11"&gt;[11]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;. C’est dans cette convulsion qu’est possible la victoire de la Mémoire contre l’histoire. Si l’histoire s’inscrit dans le Temps et les territoires, dans les rapports des individus aux systèmes d’organisation et d’actions, dans les relations des individus et des groupes aux événements et aux environnements. En fait, si l’histoire problématise toujours la dialectique entre l’individu et les collectifs, la Mémoire est non seulement toujours locale, voire micro locale, individualisée, au service des croyances et des opinions, du pathos, mais surtout demeure une organisation de l’oubli aux fins d’une revendication identitaire abstraite, idéalisée, mythifiée, c’est à dire restreinte, close, enfermée, coupée du monde des réalités humaines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;         &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;        &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;         &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;     &lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;img style="text-align: center; margin: 0px auto 10px; width: 191px; display: block; height: 137px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331150590464112930" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwNN2S6OSI/AAAAAAAAAEs/lX5STppE2V8/s320/livre+a.jpg" /&gt; &lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Le relativisme critique qui émergea de la de la philosophe de Kant et structura la pensée et la construction des savoirs à partir des Lumières se voit donc remplacé par, un relativisme radical&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn12" name="_ftnref12"&gt;[12]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; qui n’étant ni le doute pyrrhonien&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn13" name="_ftnref13"&gt;[13]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; vu comme une suspension du jugement faute de connaissance, ni le doute méthodique cartésien, c'est-à-dire le doute pour connaître, s’affiche comme une aboulie des savoirs, une paralysie de la raison, une mise à mort de l’universalisme au profit des particularismes exacerbés. L’incompréhension de la pensée de Nietzsche:&amp;quot;&lt;i&gt;Il n’y a pas de faits que des interprétations&lt;/i&gt;&amp;quot; &lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn14" name="_ftnref14"&gt;[14]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; est à la source de la réduction des pratiques historiennes à n’être qu’une collection de plus en plus élargie des points de vue. Alors que la formule était une remise en cause des positions scientistes et positivistes&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn15" name="_ftnref15"&gt;[15]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; considérant les faits historiques comme des données en soi que l’historien n’avait plus qu’à décrire. Les réflexions de Dilthey&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn16" name="_ftnref16"&gt;[16]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, qui poursuit la critique du positivisme, définit la situation de l’historien comme étant une subjectivité ancrée historiquement dans une époque. Cette subjectivité est à l’origine de la sélection des données du passé et de leur mise en perspective avec le présent. Cette critique ouvre en réalité la dissolution des objets de l’histoire et comme le disait Seignobos « Tout est histoire ». Si le positivisme s’appuyait sur un passé hypostasié&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn17" name="_ftnref17"&gt;[17]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, le tout historique jette un flou artistique et équivoque sur une production « humaine trop humaine » d’une connaissance de l’homme.&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Il ne s’agirait pas non plus de sombrer dans une critique intellectualiste qui, d’un côté, refuserait l’incompressible de l’événement auquel on se heurte, c’est-à-dire ce qu’il a de vrai, de réel («&lt;i&gt;le Réel c’est quand on se cogne»&lt;/i&gt;, Lacan), et qui, de l’autre coté, nierait la condition de l’historien. La précaution invite à définir cette dernière en termes de connaissances spécifiques&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn18" name="_ftnref18"&gt;[18]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, de culture personnelle&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn19" name="_ftnref19"&gt;[19]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; et d’expérience&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn20" name="_ftnref20"&gt;[20]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;. Cependant, ces trois éléments bien que nécessaires sont insuffisants. Le risque serait de faire de l’histoire une œuvre de « fin lettrés » ayant acquis « une juste opinons en matière du sens de l’histoire » &lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn21" name="_ftnref21"&gt;[21]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; et aboutirait à une tautologie concernant une communauté autarcique&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn22" name="_ftnref22"&gt;[22]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; dont on pourrait dire de sa production et de son action, à l’instar d’Abraham Lincoln au sujet des groupes spiritualistes de son époque : «Quant à ceux qui apprécient ce genre de chose, il faudrait mieux penser qu’il s’agit simplement du genre de choses qu’ils apprécient»&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn23" name="_ftnref23"&gt;[23]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;. L’histoire ne serait plus qu’une question de mode agitant les passions d’une élite autoproclamée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;   &lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;img style="text-align: center; margin: 0px auto 10px; width: 219px; display: block; height: 126px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331151012095217762" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwNmY_mUGI/AAAAAAAAAE0/U1aDrP8j6OY/s320/livre_ouvert.jpg" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div align="justify"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Toute démarche historique est démarche réflective sur l’événement, les acteurs et en même tant sur elle-même entant qu’elle s’écrit. Elle se fonde profondément sur la conscience historique de l’historien qui inclue l’historien lui-même. Il s’agit de concevoir plusieurs concevoir plusieurs axes :&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;a- L’homme comme étant dans l’histoire, c'est-à-dire un être social et personnel dans le cours des événements;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;b- L’homme comme historique en tant un qu’il appartient au devenir ;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;c- L’homme ayant une histoire, en tant qu’il construit sa propre vie dans la perspective de sa finitude.&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn24" name="_ftnref24"&gt;[24]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;   &lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn24" name="_ftnref24"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Autrement dit l’histoire s’élabore et se conçoit comme un exercice de «&lt;i&gt; vie philosophique »&lt;/i&gt; où l’objet de l’enquête demeure à distance des propres limitations de l’historien. Cette conscience historique de l’historien devient l’interprète des événements sans subordonné l’humanité à une vocation, sans l’inscrire dans une téléologie&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn25" name="_ftnref25"&gt;[25]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;.&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwPNrm1CQI/AAAAAAAAAFU/mAEaOmlOqvA/s320/nng_images.jpg" width="167" height="114" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Ainsi ce qui est désavouer par le relativisme intégrale n’est donc pas simplement le vrai dans l’événement, mais aussi dans la perception des acteurs ou des témoins puisque toute possibilité de conscience, d’élaboration intellectuel, de réflexivité et donc de retour sur l’événement est nié. Le témoignage, la trace, le document, l’action, l’acteur sont remis en cause étant renvoyé uniquement à leur aspects partiaux, partisans, subjectifs, conçus comme de simples points de vue ou opinions a qui l’on peut faire dire tout et son contraire. Comme le soulignait François Châtelet &lt;i&gt;«On s’aperçoit que les polémiques concernant l’impossibilité d’une vérité historique, le caractère conjecturel de l’histoire, le coefficient irréductible de subjectivité ont aujourd’hui peu de sens. Que plusieurs présentations des événements soient possibles, il reste que chacune d’entre elles éclaire d’un jour nouveau ces événements &lt;/i&gt;»&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn26" name="_ftnref26"&gt;[26]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; . &lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Toutes connaissance historiques est une connaissance lacunaire mais elle ne se résume pas à une mise bout à bout des traces, en faisant une sommes des traces, témoignages, et documents, mais en confrontant les sources, en établissant une critique, en faisant des liens avec d’autres éléments, en reposant sans cesse de nouvelles problématiques. Enfin, pour en finir avec le relativisme radicale qui cherche en réalité derrière son doute absolu des réponses définitives, la logique de la construction des connaissances est en réalité assez simple : une question ouvre le champ des savoirs qui lui-même relance les champs des questions. L’événement est donc irréductible et relance par son intrigue sans cesse l’enquête historique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;   &lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;img style="text-align: center; margin: 0px auto 10px; width: 205px; display: block; height: 159px" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331151419028635138" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwN-E8FfgI/AAAAAAAAAE8/4UJtIAt5EL4/s320/Livre_batak.jpg" /&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160; &lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; L’histoire est en soi le récit des événements, c'est-à-dire des choses qui ont réellement eu lieu, autrement dit de ce qui se détache sur le fond de l’uniformité, un fait singularisé. L’œuvre de l’histoire est donc de restituer dans une durée, d’expliciter les tensions en jeux, de distinguer les forces en présence. Ce n’est pas le rêve romantique de Michelet de redonner vie aux ombres du passé, mais de retrouver le sens des dynamiques mis en œuvre pas des individus ou des groupes. En somme c’est une plongé dans les conflits produits par les rapports sociaux, économiques et politiques. Si l’on accepte bien sûr le principe que tous groupes, toutes sociétés, toutes vies humaines sont pris dans la tension entre contingence et nécessité, incertitudes et contraintes. Cette tension inscrit sur la trame des relations humaines des enjeux, des divergences, des oppositions. Si l’on accepte aussi que l’histoire ne se répète pas, car « Hier n’est pas aujourd’hui », et si toute n’est pas radicalement différents, rien n’est sensiblement identique. En reconstruisant les événements se retrouvent les déterminismes mais aussi les éventualités dont la combinaison sur un temps précis aurait pu produire un événement différent. En fait, l’histoire rappelle que fondamentalement tout aurait pu être autrement, comme le souligne Tolstoï par le &lt;i&gt;«Si »&lt;/i&gt; à la fin de &lt;u&gt;Guerre et Paix&lt;/u&gt;. Cependant, par l’analyse de ce qui a eut (vraiment) lieu se construit avec précaution le &lt;i&gt;« Roman vrai »&lt;/i&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn27" name="_ftnref27"&gt;&lt;i&gt;[&lt;/i&gt;27]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; des actions humaines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; Le relativisme radical à ceci de commun avec le dogmatisme idéologique, il s’agit profondément d’un ressentiment contre les savoirs ; d’une négation des événements comme construction sociale, de la pensée comme élaboration, intellection ; d’un refus des conflits, des confrontations ; d’un déni de la curiosité et de l’audace qui poussent tout un chacun à regarder par dessus le mur pour voir ce qu’il y a derrière, à escalader une montagne pour le simple fait qu’elle soit là ; en somme une banalisation de la vie comme racine d’une haine viscérales de l’humain en l’homme. L’histoire est fondamentalement à l’opposé, elle distingue &lt;i&gt;«dans le tout confus des affaires humaines» &lt;/i&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn28" name="_ftnref28"&gt;[28]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; les singularités dynamiques et agissantes des événements et des acteurs qui dépassent et transcendent les appropriations particulières, les lissages idéologiques, le masque des réalités subjectives, l’unicité fictives des causes et des motifs, pour ranimer l’essence conflictuelle du vrai et du réel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;b&gt;----------------------------------------------------------&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[&lt;/a&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;1]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Veyne, &lt;i&gt;Comment on écrit l’histoire&lt;/i&gt; , point Seuil N°h226, éditions du Seuil, 1996, Paris&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; La Triade ( USA, UE, Japon) dont l’hégémonie est remise en cause par l’émergence de puissance régionales ( Chine, Inde, Brésil, Russie ) mais aussi par les crises financières, bancaires, économiques, sociales,…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Crise et guerres pour le pétrole, diminution des terre terres arables, problème de l’accès à l’eau, etc.…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Crise continue de l’intégration des « sans papiers » en France par exemple, continuité de la « question » Turcs en Allemagne, accroissement du communautarisme dans le royaume unis, etc.…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref5" name="_ftn5"&gt;[5]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Lyotard, &lt;i&gt;La condition post moderne&lt;/i&gt;, collection critique, éditions de minuits, 1979, paris&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref6" name="_ftn6"&gt;[6]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; L’humanisme, la philosophe des lumières, le marxisme dialectique, la psychanalyse…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref7" name="_ftn7"&gt;[7]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Michel Azama, &lt;i&gt;Iphigénie ou le péché des dieux&lt;/i&gt;, éditions théâtrales, 1991 . Il s’agit tirade de Zeus devant le conflit des dieux de l’Olympe sur le sort d’Iphigénie&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref8" name="_ftn8"&gt;[8]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Révisionnismes, négationnismes, racismes, intégrismes, créationnisme ect…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref9" name="_ftn9"&gt;[9]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Vidal-Naquet Pierre, &lt;i&gt;Les assassins de la mémoire&lt;/i&gt; (1987), in Les assassins de la mémoire, Paris, La Découverte 1991,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref10" name="_ftn10"&gt;[10]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Dans le sens ici de progrès humain&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref11" name="_ftn11"&gt;[11]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Slavoj Zizeck, Plaidoyer en faveur de l’intolérance, climats, Flammarion, 2007&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref12" name="_ftn12"&gt;[12]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; un relativisme intellectuel moral et culturel&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref13" name="_ftn13"&gt;[13]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Pyrrhon d'Élis ( 360-270 av JC) , philosophe sceptique originaire d''Elis, ville provinciale du nord-ouest du Péloponnèse. Il est considéré par les sceptiques anciens comme le fondateur de ce que l'on a appelé le pyrrhonisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref14" name="_ftn14"&gt;[14]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;, Nietzsche Friedrich &lt;i&gt;Unzeitgemässe Betrachtungen&lt;/i&gt;, II (1874) ; trad. française : Considérations inactuelles, 2 t. , Paris, Aubier 1965&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref15" name="_ftn15"&gt;[15]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Historicisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref16" name="_ftn16"&gt;[16]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Dilthey Wilhelm, &lt;i&gt;Der Aufbau der geschichtlischen Welt&lt;/i&gt; in &lt;i&gt;die Geistswissenschaften&lt;/i&gt; (1910) ; trad. française : &lt;i&gt;L’édification du monde historique dans les sciences de l’esprit&lt;/i&gt;, Paris, Cerf 1988.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref17" name="_ftn17"&gt;[17]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Une pure abstraction considérée comme une réalité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref18" name="_ftn18"&gt;[18]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Marie-Irénnée Marrou &lt;i&gt;De la connaissance historique,&lt;/i&gt; point seuil, seuil, 19… Paris. Ce qui implique à la fois les connaissances acquises dans une formation mais aussi la familiarité prise avec la période étudiée et non pas uniquement avec son sujet.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref19" name="_ftn19"&gt;[19]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Veyne, ibid&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref20" name="_ftn20"&gt;[20]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Veyne, ibid&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref21" name="_ftn21"&gt;[21]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Veyne, ibid&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref22" name="_ftn22"&gt;[22]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Les historiens&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref23" name="_ftn23"&gt;[23]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Slavoj Zizek, ibid&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref24" name="_ftn24"&gt;[24]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Raymond Aron, &lt;i&gt;Introduction à la philosophie de l’histoire&lt;/i&gt;, Gallimard / Tel 1986 (n° 58), Paris&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref25" name="_ftn25"&gt;[25]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Raymond Aron , ibid&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref26" name="_ftn26"&gt;[26]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Cité par Paul Veyne, ibd&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref27" name="_ftn27"&gt;[27]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Veyne, Ibid.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;a title="" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref28" name="_ftn28"&gt;[28]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt; Paul Veyne, citant Aristote, ibid      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div style="font-family: georgia,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif"&gt;&lt;span style="font-size: large"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-3893495267758503291?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/3893495267758503291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/faire-de-lhistoire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/3893495267758503291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/3893495267758503291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/faire-de-lhistoire.html' title='Faire de l&amp;#39;Histoire'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfwMrHahrWI/AAAAAAAAAEc/Mw9fGUu2qY4/s72-c/livre2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-934026824080711880</id><published>2009-04-04T18:49:00.000-07:00</published><updated>2009-05-04T02:45:20.454-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Un punctum de dialectique dans le flux des bavardages</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf2toivKyRI/AAAAAAAAAHU/-Xurx0B_FnI/s1600-h/dialectique.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331608445907552530" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 294px; cursor: hand; height: 320px; text-align: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf2toivKyRI/AAAAAAAAAHU/-Xurx0B_FnI/s320/dialectique.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : En venant ici, sur une boite de dialogue, nous devenons des curieux malsains &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : Des curieux malsains ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Nous sommes des curieux malsains parce que nous sommes complaisants avec les discours douteux, les idéologies nauséeuses, les revendications délirantes qui s'expriment ici; nous contemplons la misère de notre époque à distance comme on voit du rivage un bateau qui sombre, comme Néron qui au loin contemple Rome brûler; nous contemplons l'épuisement vain des discours et de la raison devant la perversité et le délire ; au final nous nous gaspillons en plaisirs non nécessaires et, dans cette distances, pensant être au dessus de tout cela, nous prétendons dominer tous ceux qui se vautrent sous nos yeux dans leur fange. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Tout ça, ce n’est qu’un jeu ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Nous ne jouons à rien d’autres qu'à nous perdre dans une illusion de communication globale où la seule valeur serait l'échange. Nous créons ainsi l’errance du sens dont nous cessons de nous plaindre. Nous ruinons aussi les valeurs qui nous restaient en se prétendant plus respectueux, plus tolérants, plus ouverts que nous le sommes réellement alors que la majorité du temps nous nous exposons aux énoncés absurdes des idées insupportables. En réalité, la grande tolérance, ou la grande indifférence, qui se montre ici au nom de la liberté d’expression est la mort en soi de toute liberté et de toute expression &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Tu es sévère ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Qu’est-ce que la sévérité sinon « La justesse aiguisée de l'esprit devant le réel et le vrai? » &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : Tout es virtuel ici !!! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Par conséquent, le temps se perd dans un mouvement qui nous distrait de nos propres vies et dans l’assaut continu d’une foule d’informations et de discours disparates, segmentés qui noient la raison sous le nombre. Une impuissance existentielle se développe due l’impossibilité de vérifier, de critiquer, d’ouvrir l’horizon. Les boites de dialogues, ainsi que les dispositifs nommés &lt;em&gt;&amp;quot;réseaux sociaux&amp;quot;&lt;/em&gt; sur l'internet, ne sont rien d’autres que des prisons mentales dans lesquelles nous apprécions notre enfermement. Et comme nous sommes nos propres geôliers, il n’y pas de sentence, la condamnation est arbitraire, la prison n’a pas de fin. Or nous la savions, l’enfer me ment à moi et à tous les autres. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Alors ça ne sert rien, on doit pourrir ici puisqu’on est des prisonniers volontaires ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Pourrir ici doit être nécessairement le sort de la multitude présente. L’être, le corps, l’esprit et la pensée qui ont renoncé d’eux-mêmes à leur liberté ne peuvent pas se gracier eux-mêmes. Cette multitude est comme celle de la caverne qui regarde les ombres projetées sur les murs et qui savent l’illusion sans pour autant querir le vrai et le réel. La douce certitude de l’esclavage est plus forte que le désir ardent d’être libre, ceux qui viennent ici se consolent alors en disant qu’ils ont conscience de leurs chaines, qu’ils peuvent un peu tourner la tête pour voir le marionnettiste. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Tu te poses trop de questions existentielles ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Trop de question existentielles dans une époque qui ne s'en posent plus, c'est combien de questions en trop ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Trop !!!! …. Remarque c’est toujours les mêmes thèmes qui reviennent sur le salon… dieu, les religions…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/strong&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; La boite de dialogue est un monde de la facilité : tout est vain, l'humain laid, le sens mort. Le retour névrotique du thème unique n'est que le symptôme de l’effondrement conceptuel du discours, l’écroulement de la symbolique du langage, la contention derrière le retour du refoulé, l’abattement de la langue dans sa pragmatique la plus vulgaire, c'est-à-dire l’illusion du lien social. Le pseudo derrière quoi se cacher, l’écran que l’on dresse devant ses yeux n’est que la projection des mensonges qu’ici nous nous servons à nous-mêmes. Derrière la fumée, il n’y a rien et ce rien insupportable doit être rempli, donc dieu et la religion peuvent s’exprimer… dieu a toujours été un excellent remplisseur de vide… un bouche-trou en somme… C’est d’ailleurs peut être sa fonction, dieu comme horizon de notre ignorance ; et la religion, je veux dire l’affirmation d’appartenance et son prosélytisme, est un thème fade pour esprit médiocre… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Que veux tu dire ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Le constat est amère, mais le savons par l’expérience ordinaire de la vie : tout le monde ne peut pas discuter avec tout le monde, tout le monde ne pas participer à tout, tous les thèmes et sujets ne sont pas possibles avec n’importe qui. Nous sommes ici dans la cacophonie des opinions, des vaines polémiques : l’opinion et le jugement apriori, l’insuffisance et la bêtise triomphe sur la raison, la culture, les connaissances et la dialectiques. De fait l’échange dont ce lieu se veut être un temple est inexistant pour la simple raison que toutes les discussions sont niées avant de naître. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Pourquoi ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Pourquoi toutes discussion est impossible ? Parce que l'échange est mis en scène comme une valeur en soi incontestable au nom de laquelle tout peut se dire ; parce que nous nous perdons derrière l’anonymat des pseudos ; parce que nous avons dressé entre nous et le monde un écran qui transforme l’écriture en image lisse, c'est-à-dire qui la réduit à n’être que le dessin en creux de nos pulsions. D’ailleurs il n’y pas a chercher plus loin, « pseudo » est une racine qui vient du grec et cela signifie «faux, trompeur ». Tout est dit, nous venons déjà ici en nous mentant à nous-mêmes, en nous masquant derrière le miroir de nos fantasmes et nous nous mettons en relations avec le mensonge des autres : comment et de quoi discuter puisque tout est faux ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Pourquoi les gens viennent ici alors ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Le désœuvrement, l’isolement, la fuite en avant et surtout l’ignorance… le refus, aussi et surtout, de la vérité de soi…. Ce n’est rien d’autre que la pauvreté humaine des solitudes mise en réseau….. Les interconnexions de l’ennui ordinaire…. Le haut débit de la vacuité…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Et toi ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Parce que je suis un idiot, c’est une façon assez narcissique de te répondre ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : Au fait qu’est ce que tu entends par discussion ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Une discussion c’est l’action d'examiner par la raison une question ou un objet déterminés en faisant preuve d'esprit critique dans un débat au cours duquel un ou plusieurs interlocuteurs échangent et élaborent des arguments et des conceptions contradictoires. Je sais c’est une définition un peu didactique, mais je ne sais pas te répondre autrement. Mais ici, il n’y a que des bavardages, rien d’autre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Je reviens sur les pseudos, tu dis que c’est un mensonge mais les gens sont juste anonymes &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; L’anonymat est l’état d’une personne dont ignore tout, l’anonymat est donc la première étape de l’ignorance en acte sur une boite de dialogue. Et de toute façon entre &lt;em&gt;« se présenter par ou dans un mensonge à soi-même &lt;/em&gt;» ou «&lt;em&gt; se présenter dans une ignorance de soi &lt;/em&gt;», la différence n’est pas très grande. Il permet aussi l’amoindrissement de la responsabilité, n’étant plus personne en relation avec personne tout est permis, le triomphe de la lâcheté en somme. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; « Sous le masque tout est permis», comme au carnaval ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Les mascarades, les carnavals sont une célébration de la vie, un soulagement de la pression d’une morale étouffante. Les boites de dialogue sont des industries de destruction systématique du langage mises en œuvre par les locuteurs eux-mêmes sous le contrôle bien sûr d’une entreprise qui, d’une façon ou d’une autre, fabrique un profit en laissant faire un « n’importe quoi » qui aboutit à l’appauvrissement des langues et des idées. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Pourquoi tu dis ça ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Les boites de dialogues laisse peu d’espace pour la rédaction, aucun moyen de relecture, limite les messages à cinq lignes, mettent en œuvre une censure qui transforme les mots en d’autres mots, tout cela selon une volonté de convialité et de protection de la jeunesse. Personne ne voit rien à redire à cette logique, pire tout le monde en approuve le fonctionnement. Il est donc acquis que le langage peut être réduit à des activités rudimentaires, qu’il est censurable à volonté, qu’il doit être surveillé parce que potentiellement dangereux ; il est donc bridé, compacté, formaté. Il faut comprendre que ce qui est visée est ce que contient le langage, c'est-à-dire la dimension symbolique, abstraite, d’intellection, de réflexions autrement dit l’architecture du monde. Or, une boite de dialogue est un outil qui permet à tout un chacun d'écrire ce qui lui passe par la tête sur-le-champ et sans délai ce qui ne favorise ni la prudence, ni l'intellect, ni l’affect. En cela, la boite de dialogue comme outil de communication est fautif , il encourage à la facilité en tout chose, à l’équivalence de tous de les discours, à la confusion de toutes les valeurs. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Pourtant il ya beaucoup de gens qui viennent ici ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Ça doit être ça la grande vengeance de l’imbécile sur le poète, l’artiste, le savant, le philosophe…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; L’imbécile n'a pas sa place aux cotés de l'artiste, du poète ou du savant… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; C’est sans doute pour cela que les boites de dialogue ont été inventées. Je veux dire le nombre, le pouvoir du nombre, le nombre qui coagule, qui fait masse et nie toute singularité… c’est une place de rêve pour l’imbécile. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Si les boites de dialogue sont faite pour les imbéciles, cela voudrait que nous le sommes tous ici…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Il y a une imbécillité à venir là en effet… comme dans tout l’endroit où la sagesse n’a pas de place dans le fond… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : C’est quoi la sagesse ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Je ne sais pas, une vertu qui nous fait aimer la vie ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : Une vertu ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Au sens antique ou nietzschéen du terme…. Je joue au petit singe savant là… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Tu sais, les mots n'ont de sens que celui que nous leur donnons. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je crois que tu résumes assez bien dans cette phrase la finalité d’une boite de dialogue. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : C'est-à-dire ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; La dilution du sens dans le particulier, le point de vue, l’opinion c'est-à-dire la folie, le délire, la démence individuelle et collective. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y :&lt;/strong&gt; Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop là ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Peut-être…. Il est tard, je suis fatigué, je vais aller me coucher. Bonne nuit &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Tchatteur (se) X/Y&lt;/strong&gt; : Bonne nuit &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-934026824080711880?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/934026824080711880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-de-dialectique-dans-le-flux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/934026824080711880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/934026824080711880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-de-dialectique-dans-le-flux.html' title='Un punctum de dialectique dans le flux des bavardages'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf2toivKyRI/AAAAAAAAAHU/-Xurx0B_FnI/s72-c/dialectique.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-7967896090179110416</id><published>2009-04-04T14:31:00.000-07:00</published><updated>2009-05-04T02:54:00.450-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Un punctum de béatitude dans un monde absurde de colère</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sfxn1V7zzxI/AAAAAAAAAG0/n1M2kvmMzEA/s1600-h/Beatitude1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331250225018556178" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 320px; cursor: hand; height: 242px; text-align: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sfxn1V7zzxI/AAAAAAAAAG0/n1M2kvmMzEA/s320/Beatitude1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;   &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Jour 1 : Jeudi matin&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-family: georgia"&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Rectorat 1&lt;/u&gt; (au téléphone)&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je viens de recevoir un courrier me notifiant que je ne percevrais plus l’allocation chômage, je dois avouer ne pas comprendre pourquoi. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix (joyeuse) :&lt;/strong&gt; En effet, vous avez été radiés des ASSEDIC le 31 Décembre dernier. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Nous sommes mi Février, n’aurais-je pas pu être prévenu avant ? &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix ( joyeuse) :&lt;/strong&gt; Vous ne le saviez pas ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;M&lt;strong&gt;onsieur H : &lt;/strong&gt;Non ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix (joyeuse):&lt;/strong&gt; Vous savez chez nous, il y a deux mois de décalage, voyez ça avec les ASSEDIC.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je vais voir ce que je peux faire et de votre coté, que pouvez vous faire ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix ( joyeuse) :&lt;/strong&gt; Si votre situation n'est pas régularisée avant le 15 du mois, vos droits seront suspendus pendant deux mois, c'est tout ce que je peux vous dire...&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Il ne me reste pas beaucoup de temps... Trois mois sans revenus, c'est une perspective encouragean&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;te....&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;La voix&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;(joyeuse):&lt;/strong&gt; C'est pareil pour tout le monde, tout doit être fait avant le 15 du mois Monsieur H, avant le 15 du mois.&lt;/span&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;u&gt;ASSEDIC &lt;/u&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous téléphone parce que je viens de recevoir une notification de radiation au 31 Décembre et je ne comprends pas pourquoi ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; En effet la radiation viens de l’ANPE, voyez ça avec eux.. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Surtout que j’ai pointé en Janvier, donc, je ne comprends pas… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Vous avez pointé en Janvier…. oui c’est juste... Je ne comprends pas... vous n'auriez pas dû pouvoir.... &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;ANPE Agence Y (au téléphone)&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;     &lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous téléphone parce que je viens de recevoir une notification de radiation au 31 décembre et je ne comprends pas pourquoi ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Attendez, je vérifie…. Je suis désolée, vous ne dépendez plus de notre agence Monsieur H…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Depuis quand ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Depuis quelques mois, on a dû oublier de vous prévenir… Il vous faut contacter l’agence X désormais… Vous avez fait un changement d'adresse, non ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;ANPE Agence X 1 (au téléphone&lt;/strong&gt;)&lt;/u&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous téléphone parce que je viens de recevoir une notification de radiation au 31 Décembre et je ne comprends pas pourquoi ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Je vérifie... En effet, vous n’êtes pas venus à une convocation. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Quelle convocation ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Vous étiez convoqués le 23 Décembre et vous n’êtes pas venus. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Pendant les vacances… et la convocation j’aurais dû la recevoir quand ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Au pire une semaine avant. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Je n’ai rien reçu…. A quelle adresse l’avez-vous envoyée ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Rue Saint Martin. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je n’habite plus là-bas depuis 6 mois &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Il fallait faire votre changement d’adresse. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je l’ai fait auprès des ASSEDIC qui m’ont dit qu’il n’était pas nécessaire de le re-faire auprès de vous ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Voyez ça avec les ASSEDICS &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="3"&gt;ASSEDIC&amp;#160; ( Au téléphone)&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous téléphone parce que je viens de recevoir une notification de radiation au 31 Décembre et l’on me dit que c’est dû à un problème d’adresse. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; C'est-à-dire ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; J’ai déménagé… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Il faillait faire votre changement d’adresse dans le mois qui suivait. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je l’ai fait, via l’internet, j’ai même téléphoné à la plateforme départementale pour savoir si j’avais besoin de confirmer par courrier. Il m’a été répondu que ce n’était pas nécessaire. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Par internet, quand ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; En Septembre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; En Septembre?!…. Oui, nous avons eu un plantage général du serveur, les opérations faites durant ce mois là n'ont pas été enregistrées ou confirmées… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Qu’est ce que je fais ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Attendez… voilà à c’est bon.. j’ai validé votre adresse, rue Saint Marc… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Et je fais quoi maintenant ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Voyez ça avec l’ANPE, c’est eux qui vous ont radié, de notre coté tout est correct. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="3"&gt;A&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;NPE Agence X 2 (au téléphone)&lt;/font&gt; &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous téléphone parce que je viens de recevoir une notification de radiation au 31 Décembre et l’on me dit que c’est dû à un problème d’adresse mais ce problème est résolu avec les ASSEDIC. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Nous ne pouvons rien faire pour vous. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; C’est une erreur des ASSEDIC qui n’avaient pas enregistrées ma nouvelle adresse. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix&lt;/strong&gt; : Voyez ça avec l’Agence Départementale &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;Agence Départementale&lt;/u&gt; (au téléphone&lt;u&gt;)&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous téléphone parce que je viens de recevoir une notification de radiation au 31 Décembre et l’on me dit que c’est dû à un problème d’adresse mais ce problème est résolu avec les ASSEDIC qui n’avaient pas enregistrées ma nouvelle adresse…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Il faut faire un courrier de recours en bonne grâce, vous avez deux mois pour vous manifester &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Oui , donc moins de 15 jours en sommes puisque je viens d’être mis au courant de cette radiation et que le Rectorat ne me laisse que jusqu'au 15 Février pour tout régler. Mais un recours en bonne grâce, je n’ai commis aucune erreur, les ASSEDIC reconnaissent s’être trompées….et puis entre nous vous ne trouvez pas un peu abusif de radier quelqu’un pour avoir oublié un changement d’adresse sans prendre le temps de vérifier son dossier… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Je n’ai pas d’opinion sur le sujet, la seule solution pour vous est le recours… Il suffit d’écrire une lettre où vous expliquez votre situation en joignant les documents nécessaires (suit la récitation de la liste des documents) &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bien, je vous écris cette lettre, je vous la dépose en main propre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Impossible, nos services n’ont pas de contact avec le public.. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je peux au moins la déposer à l’accueil de vos services… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Oui. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Et puis vous savez si j’ai décidé de voir quelqu’un je le verrais! J‘ai passé ma matinée au téléphone à parler à des gens qui ne se présentent pas, qui connaissent tous mon dossier, qui me parlent avec condescendance, il ya un moment dans ce genre d’histoire où voir quelqu’un qui s’identifie, ça fait du bien, vous voyez l’aspect relation humaine. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Je comprends.. Déposez votre lettre cet après midi, je m’en charge dans les plus brefs délais.. Rappelez demain. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;Jour 1: Jeudi après midi&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;Dépôt de la lettre à l’accueil, promesse de transmettre le courrier.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;----------------------------------------------------------&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;Jour 2: Vendredi matin&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Agence Départementale 2&lt;/u&gt; (au téléphone)&lt;/strong&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, j’ai appelé hier pour une histoire de radiation, vous m’avez dit de déposer un recours et je voulais savoir si vous l’aviez eu… &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Votre lettre n’est pas au courrier, désolé… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je l’ai déposé moi-même hier l’accueil ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Je ne suis pas allé voir… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Je vais vous dire.. vous allez vous bougez un peu, descendre voir à l’accueil sinon je vous promet que je débarque en personne… je ne vais quand même pas vous porter le courrier à domicile, non ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Je vais voir….. (Pause) …. En effet, votre courrier est là.. vous savez votre colère ne changera rien, c’est pas la peine d’être menaçant comme ça… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je suis en colère en effet.. J’ai été radié par erreur, je suis menacé de ne plus toucher d’allocations chômages à cause d’un problème informatique, je suis prévenu un mois et demi plus tard et si je ne règle pas cette affaire avant le 15 le rectorat bloquera la remise en paiement de mes allocations de chômage pendant deux mois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Pendant deux mois, ce n’est pas normal. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Ce n’est pas normal c’est le rectorat.. si, de plus, je n’avais pas pu pointer en Janvier, je serais déjà sans le sous, avec ma femme étudiante et enceinte, je ne vous dis pas le tableau…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Vous avez pu pointer en Janvier ? Ce n’est pas normal non plus…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Rien n’est normal dans cette histoire…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Bref…. sinon, si vous êtes prof, passez les concours ! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Merci du conseil... Quand aurai-je des nouvelles quand de mon affaire ? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; J’examine ça ce matin et je vous dit quoi en fin de matinée. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;(Deux heures plus tard)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Monsieur H, c’est arrangé, vous êtes re-intégrés sans faute de votre part, on vous envoie un courrier dans les plus bref délais, on prévient les Assedic, vous pourrez compléter le dossier auprès du rectorat et vous ne subirez aucun préjudice. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Merci. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;font size="3"&gt;-----------------------------------&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;font size="3"&gt;-----------------------&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;   &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;em&gt;(Weekend soulagé. Le lundi matin un courrier de ré-intégration de l’ANPE, consigné de la directrice de l’agence départementale disant à Monsieur H de ne pas menacer ses employés. Un simple scan fait disparaître ce mot indésirable. Prise de contact avec les Assedic. Dossier ré-ouvert, pour la seconde fois en moins de 5 jours. Mardi, documents ANPE et ASSEDIC en main, Monsieur H va au Rectorat)&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;font size="3"&gt;----------------------------------------------------------&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;Jour 3 : Mardi matin&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;u&gt;Rectorat&lt;/u&gt; (en direct)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je viens au sujet de cette histoire de radiation, voilà j’ai le courrier de l’ANPE qui certifie ma re-intégration au 31 décembre, le papier des ASSEDIC. Le dossier est complet, avant le 15 février comme ça n’y aura pas de rupture dans la mise en paiement du chômage, pas de blocage pendant deux mois. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Il faut faire une « DAMA &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;[1]&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;» et il nous faut le papier des Assedic &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Il est là &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Non, il nous faut le papier des Assedic &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je l’ai , là &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Non, il nous faut le papier des Assedic.. Celui que les Assedic nous envoie… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; C’est le même. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Oui, mais il faut que les Assedic nous l’envoie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Et puis il n’y pas besoins de DAMA, je suis re intégré sans faute &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; De toute façon, il faut le papier des Assedic et il faudra refaire une DAMA &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Je vous garantie que si le 8 Mars je ne touche pas les allocations chômages à cause de ces démarches inutiles, je viens ici le matin avec mon sac de couchage et je reste dans le bureau jusqu'à ce mes allocation me soient versées. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; C'est comme ça pour tout le monde Monsieur H, et de toute façon je ne peux rien faire sans le papier des Assedic et sans avoir refait une DAMA&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; J’ai pas bien le sentiment que vous soyez très humain… &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;span style="font-family: georgia"&gt;     &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; D'abord le papier des Assedic puis refaire une DAMA.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;   &lt;/span&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H:&lt;/strong&gt; Je vois.... Je crois que j'ai compris le message... &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;font size="3"&gt;----------------------------------------------------------&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;em&gt;(&lt;strong&gt;Suite de l’affaire&lt;/strong&gt; : Le porte parole du Recteur a mis en garde Monsieur H au sujet de son attitude menaçante. Il reconnait, sans fierté, avoir explosé, à plusieurs reprises, dans une colère angoissée et virulente: en effet, Monsieur H risquait sans raison de n'avoir plus de revenu pour une période indéterminée alors que sa femme, étudiante, allait accoucher. Les allocations chômages furent versées sans aucun retard. Monsieur H décida qu'il ne travaillerait plus dans l’Education Nationale. Il a repris des études et s'est reconverti dans un autre métier)&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 180%; font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;&lt;font size="3"&gt;----------------------------------------------------------&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 180%; font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size="3"&gt;En Mars de cette année là, &lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;la fille aînée de Monsieur H naissait&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: 100%"&gt;---------------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt; Ce n’est pas le nom officiel du docume&lt;/span&gt;nt&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size="3"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;   &lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=5327700925090620716#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;span style="font-family: georgia"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-7967896090179110416?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/7967896090179110416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/jour-1-jeudi-matinee-rectorat-1-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/7967896090179110416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/7967896090179110416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/jour-1-jeudi-matinee-rectorat-1-au.html' title='Un punctum de béatitude dans un monde absurde de colère'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sfxn1V7zzxI/AAAAAAAAAG0/n1M2kvmMzEA/s72-c/Beatitude1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-9030776802560982249</id><published>2009-04-04T12:51:00.000-07:00</published><updated>2009-05-03T17:01:02.288-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Un punctum d'amertume devant l'absurdité bureaucratique</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfxtJjfaf-I/AAAAAAAAAG8/gFz610sdjyk/s1600-h/amertume2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331256069813075938" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 260px; cursor: hand; height: 246px; text-align: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfxtJjfaf-I/AAAAAAAAAG8/gFz610sdjyk/s320/amertume2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;     &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="4"&gt;Service de mise en paiement des allocations chômages (Au téléphone)&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;font size="4"&gt;     &lt;br /&gt;      &lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/div&gt;   &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Bonjour, je suis Monsieur H., j'ai été intermittent de l'Education pendant trois mois et je voulais savoir comment tout cela allait s'arranger, pour mes droits à l'allocation chômage.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix:&lt;/strong&gt; (bruit de clavier) Il n'y aucun problème &lt;/font&gt;&lt;font size="3"&gt;Monsieur H., vos droits sont ouverts, donc vous percevrez vos allocations. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Oui, mais, la question que je me pose c'est.. Comment dire... mon contrat a été prolongé d'une semaine bien que je n’ai pas encore signé le contrat concernant cette prolongation&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Alors ça change tout….&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Ah ? Pourquoi?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Vous avez travaillé en Février ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Oui , 4 jours…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Alors vos droits ne seront ouverts qu’à la fin du mois d’avril !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; En avril ????????? Je ne toucherai rien avant fin avril ? Mais nous sommes le 7 février !!!!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Il y a deux mois de mise en paiement…..&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Heu là ça fait trois mois …….&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Non, deux…étant donné que vous ferez le point de votre situation en début Mars pour le mois de Février où vous avez travaillé, qu’il faut 15 jours aux ASSEDIC pour nous transmettre les informations, encore 15 jours pour traiter le dossier….. Le versement de Février se fera fin Avril, avec bien sûr la semaine travaillée de décomptée….&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Rien avant fin Avril……&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Ah mais comme vous avez pointés sérieusement, vous toucherez une avance début Avril…… 150 euros&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; 150 euros… mais pas d’allocation, rien pendant trois mois, mais comment on fait….. ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Deux mois Monsieur H, deux mois…. Vous êtes comme tous le monde Monsieur H…….tout le monde est payé avec deux mois de décalage……. Il y a les aides sociales aussi…..&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Les aides sociales….mais c’est….. enfin bon….c’est un peu humiliant, non…vous trouvez pas ? Je veux dire je travaille régulièrement pour l’Education Nationale....&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Je ne sais pas… je n’ai pas à me prononcer sur cette question.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Oui.... trois mois….c’est long&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Deux mois, Monsieur H ……. je vous conseille de bien pointer tous les mois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H : &lt;/strong&gt;Je le fais…… pourquoi ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Continuez à bien pointer tous les mois, Monsieur H……Il faut pointer tous les mois, Monsieur H….&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Oui.... Au revoir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size: 180%"&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix:&lt;/strong&gt; N'oubliez pas de bien pointer tous les mois, Monsieur H, tous les mois..... Au revoir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;(&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; va sur l’Internet, ouvre le site Assedic.fr, compose son code et son mot de passe, déclare avoir travaillé 78 heures en Janvier, ferme le site et ouvre une bière.)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-9030776802560982249?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/9030776802560982249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-damertume-devant-labsurdite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/9030776802560982249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/9030776802560982249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-damertume-devant-labsurdite.html' title='Un punctum d&amp;#39;amertume devant l&amp;#39;absurdité bureaucratique'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/SfxtJjfaf-I/AAAAAAAAAG8/gFz610sdjyk/s72-c/amertume2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5327700925090620716.post-5654456093971648853</id><published>2009-04-04T09:20:00.000-07:00</published><updated>2009-05-04T02:39:09.091-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='punctum'/><title type='text'>Un punctum d'abnégation dans un monde de comptabilité</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf33vU2yfjI/AAAAAAAAAHk/W9GrwqsjNF4/s1600-h/heu.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331689926300958258" style="display: block; margin: 0px auto 10px; width: 214px; cursor: hand; height: 320px; text-align: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf33vU2yfjI/AAAAAAAAAHk/W9GrwqsjNF4/s320/heu.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;Service de mise en paiement des salaires des personnels enseignants non titulaires de l’Education Nationale (au téléphone)&lt;/strong&gt;       &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;     &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Décembre&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Bonjour, je vous téléphone pour la raison suivante nous sommes le 7 Décembre et je n’ai toujours pas perçu mon salaire de Novembre…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; C’est normal…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : Ah bon ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Oui, on vous a fait une avance courant Novembre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Une avance ? Je crois juste que vous m’avez payé les vacances de la Toussaints en retard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Non, on vous a fait une avance sur le mois de Novembre. De toute façon, il est prévu de vous verser une avance sur les 700 euros de votre salaire de Décembre, le 20 Décembre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Comment ça une avance sur 700 euros? Et comment ça 700 de salaire ce mois ci ? Pourquoi ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; A cause des vacances, on ne vous paie pas les vacances.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Pourquoi ? Il y a des vacances toutes les dix semaines, vous me dites que je n’aurais jamais de salaire de l’année en fait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Les vacances sont de droit au titulaire du poste, Monsieur H.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Le titulaire du poste est en longue maladie, il ne peut plus travailler, je serais encore là à la rentré de Janvier…. Et vous pensez régulariser tout ça quand, la Toussaint, Novembre, Décembre et les vacances de Noel ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Au 28 Janvier !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="4"&gt;Janvier&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous appelle parce que je constate que mon salaire de Janvier s’élève à 100 euros, je ne comprends pas pourquoi, je travaille depuis le début du mois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Oui, mais nous avons reçu votre contrat le 25, on vous a payé à partir de la date de réception du contrat.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Vous savez que la loi vous oblige à prendre en compte la date de début du contrat de travail et non la date de sa réception en comptabilité, vous comptez faire quoi ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Une avance ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size: 130%"&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Mai&lt;/u&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size: 130%"&gt;&lt;font size="4"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/span&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Bonjour, je vous appelle parce que je constate que mon salaire d’Avril s’élève a 100 euros, je ne comprends pas pourquoi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; On s’est remboursé un trop perçu, vous nous devez mille huit cents euros&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Quel trop perçu ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; On vous a versé un mois de chômage puis on vous fait une avance de mille euros en plus de votre salaire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; J’ai été au chômage un mois et quinze jours entre deux contrats donc ce versement d’allocations chômages n’est pas anormal, par contre je n’ai sollicité aucune avance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Oui… en fait, on a oublié de fermer votre ligne de compte entre les deux contrats…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H&lt;/strong&gt; : et ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; C’est ça qui a provoqué l’avance…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Donc, vous vous êtes remboursés mille deux cents euros d’un coup sur le mois d'Avril.... en sachant qu’il en reste six cents sur les mille huit cents que je vous dois et que je dois forcement en récupérer huit cents au titre des allocations chômages...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;La voix :&lt;/strong&gt; Oui..... On vous remboursera après que vous ayez finis de nous rembourser… pour les six cents euros restants, on va étaler ça sur trois mois, ça vous va ? Puis on fera une procédure de remboursement de ce que l'on vous doit…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;strong&gt;Monsieur H :&lt;/strong&gt; Comme vous voulez.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5327700925090620716-5654456093971648853?l=insoucieusement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://insoucieusement.blogspot.com/feeds/5654456093971648853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-dabnegation-dans-un-monde-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/5654456093971648853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5327700925090620716/posts/default/5654456093971648853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://insoucieusement.blogspot.com/2009/04/un-punctum-dabnegation-dans-un-monde-de.html' title='Un punctum d&amp;#39;abnégation dans un monde de comptabilité'/><author><name>Herve</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16371860537676948977</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ZjVbBg9Scjw/Sf33vU2yfjI/AAAAAAAAAHk/W9GrwqsjNF4/s72-c/heu.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
